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Fort ralentissement de la construction au Québec
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La construction résidentielle a fondu de près du tiers en janvier au Québec, ce qui porte à croire que le secteur connaîtra une année 2012 au ralenti.
Selon les chiffres que la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) publie mercredi matin, les mises en chantier ont chuté de 32% à 1712 nouvelles unités. Ce sont les données pour les centres urbains de 10 000 habitants et plus.
Le déclin est marqué tant en logement collectif (-35%) et dans les maisons individuelles (20%). Les reculs sont pratiquement généralisés dans la diverses régions québécoises.
Les chiffres annualisés qui excluent les variations saisonnières sont eux aussi en baisse. La SCHL relève un recul de 34% à 28 200 mises en chantier.
«Un certain relâchement du marché de la revente en 2011 ainsi que la popularité des copropriétés durant cette même période ont contribué à ce résultat», explique Kevin Hughes, économiste principal pour le Québec à la SCHL.
«Bien qu'une certaine reprise de vitesse est envisageable, ajoute-t-il, le rythme prévu pour 2012 sera bien inférieur à ce qu'il a été en 2011».
Dans ce contexte, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dénonce un manque d'intérêt pour le marché locatif.
«En 2011, à peine 7161 logements locatifs ont été mis en chantier à l'échelle du Québec, rappelle François Saillant, coordonnateur du FRAPRU. C'est 20% de moins qu'en 2010. C'est surtout la pire année pour la construction de ce type de logement depuis 2001. Pendant ce temps, la construction de 15 969 unités de condominiums a démarré, ce qui représente un record absolu au Québec.»
«Si le marché du condo attire les investisseurs, c'est d'abord et avant tout parce qu'il permet un profit immédiat, ajoute-t-il. Par ailleurs, la partie la mieux nantie des locataires préfère de loin devenir propriétaire que de payer le loyer maintenant exigé pour avoir accès à un logement locatif neuf.»



