Affaires
Lucien Bouchard et le gaz de schiste: un an déjà
Argent
Il y a un an, soit le 25 janvier 2011, l'ancien premier ministre Lucien Bouchard se faisait nommer à la tête de l'Association pétrolière et gazière du Québec (AGPQ). Son règne a débuté le 21 février suivant.
La décision prise par l'AGPQ visait à renverser la vapeur dans le débat public concernant le gaz de schiste.
L'exploration et l'exploitation de cette ressource ont soulevé un nombre de questions environnementales. Le processus de fracturation de la roche se trouve au centre des préoccupations.
Lucien Bouchard a donc multiplié les sorties afin de plaider pour une exploitation responsable de la ressource, tout en voulant rassurer la population. Il a aussi indiqué que Québec pourrait percevoir des redevances sur ce gaz.
Par la suite, en mars 2011, le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) recommandait au gouvernement du Québec un encadrement serré de l'industrie.
Ces recommandations ont trouvé preneur auprès de Pierre Arcand, ministre de l'Environnement. Il a indiqué que le nombre de nouveaux projets serait extrêmement limité.
L'opposition persiste. Plus tôt en janvier cette année, le Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) a recueilli plus de 20 000 formulaires de refus d'accès à leur territoire.
Notons enfin que Lucien Bouchard n'est pas le seul ancien élu qui donne un coup de main à l'industrie. André Boisclair, ex-ministre de l'Environnement, a été recruté à titre de conseiller pour Questerre. C'est une des entreprises impliquées dans l'exploration du gaz de schiste au Québec.



