Le jeudi 23 février 2012

Affaires

Les étudiants travaillent plus à temps partiel

18 janvier 2012 | 11h59
ARGENT  
La proportion d'étudiants qui occupent un emploi à temps partiel au cours de leurs études a plus que doublé depuis une trentaine d'années, selon la Fédération des étudiants universitaires du Québec.
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La proportion d'étudiants qui occupent un emploi à temps partiel au cours de leurs études a plus que doublé depuis une trentaine d'années, et bon nombre d'entre eux travaillent plus de 20 heures par semaine, souligne la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ), qui milite contre la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement Charest.

Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, en compagnie de Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. (Photo: Archives Agence QMI)

Selon les résultats d'une recherche réalisée par la FEUQ, le taux d'emploi en cours d'études des étudiants à temps plein de 20 à 24 ans est passé de 25% en 1978-1979 à près de 55% depuis le début des années 2000.

Les étudiants de premier cycle universitaire travaillent en moyenne 18,7 heures par semaine, et pour une forte proportion d'entre eux, soit 41%, ils travaillent plus de 20 heures par semaine.

Ces longues heures de travail amènent bon nombre d'étudiants à allonger leurs études. Citant des données de 2009, la FEUQ affirme que le travail à temps partiel est la principale cause de la prolongation des études pour près du tiers des étudiants occupant un emploi.

La FEUQ estime aussi que le montant qu'il est permis d'accumuler en travaillant sans être pénalisé dans les montants reçus de l'Aide financière étudiante, soit 4400$, est insuffisant. Ce montant représente 11 semaines de travail à temps plein au salaire minimum.

«Cette exemption n'a pas été ajustée depuis au moins 2004, moment où elle représentait plutôt près de 15 semaines de travail», dénonce la FEUQ.

«Quand on sait que les étudiants affluent de plus en plus vers les banques alimentaires (...), qu'ils ont un endettement moyen de plus de 14 000 $ dans le deux tiers des cas, on doit prendre des mesures concrètes pour corriger la situation, pas jouer à l'autruche comme le fait le gouvernement en augmentant les frais», a commenté mercredi Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Le gouvernement Charest s'est engagé à hausser les droits de scolarité de 1625$ par année sur une base annuelle d'ici 2016.

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