Le mercredi 16 mai 2012

Informatisation du réseau santé: nouvelle facture de 225M$

26 septembre 2011 | 07h29
 
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Rémi Nadeau
Agence QMI

En mai dernier, le Vérificateur général du Québec qualifiait le Dossier santé du Québec (DSQ) d'échec, en révélant que ses coûts d'implantation estimés à 547 millions $ en 2006 étaient maintenant passés à 1,4 milliard $.

 (Photo: Agence QMI)

Or, à peine quatre mois plus tard, le sous-ministre de la Santé, Jacques Cotton, admet que cette estimation ne tenait pas compte de "coûts connexes" de 225 millions $ qui s'ajoutent à la facture totale.

"Ils sont nécessaires pour l'implantation du Dossier santé dans chacune des régions, pour les aider à être capables de recevoir ses composantes", a-t-il déclaré au cours d'une commission parlementaire passée sous le radar jeudi.

De plus, M. Cotton a révélé qu'il faudrait patienter jusqu'à 2021 pour que l'informatisation soit entièrement terminée d'un bout à l'autre du Québec et pour que les acteurs du réseau aient accès d'un seul clic au bilan de santé des patients, à leurs ordonnances et radiographies.

"Nous rendrons disponibles les composantes du DSQ en 2016, mais pour l'ensemble de l'informatisation du réseau, on se dit que ça peut prendre facilement encore 10 ans à partir d'aujourd'hui ", a indiqué le sous-ministre.

Ces informations ont fait bondir la députée péquiste Agnès Maltais, qui tenait dans ses mains le communiqué de presse annonçant la création du Dossier santé du Québec.

"En 2006, ce que le premier ministre Jean Charest annonçait, c'est que le grand plan d'informatisation du réseau allait coûter 547 millions $ et qu'il serait terminé en 2010", a-t-elle lancé aux fonctionnaires venus faire le point.

Une honte

Questionnée plus tard par le Journal, Mme Maltais a affirmé que le cafouillage entourant l'implantation du DSQ depuis cinq ans est une honte pour le réseau sociosanitaire de la province.

"Imaginez, en plus, que ce sont les nouveaux délais qu'on nous présente et que jusqu'ici le ministère a été incapable de respecter aucun budget ni échéancier dans ce dossier-là."

Selon la porte-parole péquiste en matière de santé, le témoignage du sous-ministre devant la Commission de l'administration publique avait des allures d'enterrement du DSQ.

Révision complète

Essentiellement, Jacques Cotton a expliqué que le ministère n'avait eu d'autres choix que de revoir en profondeur sa stratégie d'implantation au cours des derniers mois, principalement en raison de l'évolution de l'informatisation dans les établissements.

Plutôt que de mettre sur pied une seule base de données à laquelle auraient eu accès tous les intervenants du réseau de la santé, le ministère a finalement décidé de procéder à l'arrimage des systèmes déjà installés à travers le Québec.

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