Un complexe de luxe au Hélène-de-Champlain
Agence QMI
On saura d’ici quelques jours à quoi ressemblera le complexe gastronomique qui remplacera le défunt restaurant Hélène-de-Champlain, sur l’île Sainte-Hélène, à Montréal.
Fermé en janvier dernier, après avoir été géré pendant plus de 25 ans par Pierre Marcotte, le célèbre restaurant sera transformé au coût de 6 M$ en complexe gastronomique comprenant un restaurant, une école de cuisine, des salles de réception et une bibliothèque spécialisée.
Pour réaliser ce projet, la Société du Parc Jean-Drapeau, une société paramunicipale de la Ville de Montréal qui possède l’édifice et le terrain, s’est associée avec un groupe de partenaires avec à sa tête le fondateur et ancien propriétaire de l’Auberge Hatley, Robert Gagnon.
William Bennett, propriétaire du Langdon Hall, un luxueux hôtel champêtre de Cambridge en Ontario, et l’auteure et éditrice Michèle Serre sont également au nombre des investisseurs.
Joint par QMI hier, Robert Gagnon a préféré ne pas dévoiler tout de suite les détails du futur complexe. Un dossier de presse précisant le projet sera soumis aux journalistes d’ici une semaine ou deux, a-t-il précisé.
La bannière Relais & Châteaux ?
M. Gagnon, qui a obtenu la bannière Relais & Châteaux pour l’auberge Hatley, est également vice-président international de ce regroupement d’établissements hôteliers et gastronomiques de luxe.
Comme son partenaire du Langdon Hall est aussi membre de Relais & Châteaux, il ne fallait pas plus pour que la rumeur s’emballe et qu’on claironne que le futur complexe aura lui aussi, dès son ouverture, la prestigieuse bannière qui regroupe 475 hôtels et restaurants de luxe dans 55 pays.
À Montréal, seul le restaurant Toqué! a été accepté par le regroupement sélect, dont le siège social est à Paris. L’auberge L’Eau à la bouche, de Sainte-Adèle, et le manoir Hovey, dans les Cantons de l’Est, sont aussi des Relais & Châteaux.
Même si les règles d’admission au club sélect stipulent que l’établissement doit avoir été opéré pendant un an au minimum avant de poser sa candidature, il semble que des exceptions puissent être possibles «lorsque le candidat répond à tous les critères d’entrée».
Des revenus pour la Ville
La Ville de Montréal a conclu une entente de 35 ans avec les promoteurs du projet et espère tirer des revenus de taxes de 8 M$ par année. La Société du parc Jean- Drapeau, de son côté, s’attend à recevoir 15 M$ des gestionnaires du complexe pour la durée de l’entente, soit d’ici 2045.
«Cette entente s'inscrit dans le projet de développement de la SPJD en vue de 2017, lequel vise, entre autres, à doter Montréal de nouvelles infrastructures permanentes de calibre international », a déclaré le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay.
Les travaux d’agrandissement du bâtiment actuel, qui date de 1937, devraient commencer sous peu et ne pas «dénaturer» ce site classé par la Ville comme «patrimoine potentiel».



