F-35: les TCA exige 50% des retombées pour le Québec
La décision du gouvernement Harper d'accorder le contrat des avions de chasse F-35 sans garanties de retombées économiques pour le pays continue de semer la controverse.
Jeudi, le syndicat des TCA, qui représente notamment les travailleurs de Pratt&Whitney et Héroux Devtek au Québec, a à son tour vivement dénoncé l'entente de 9G$ conclue avec le fabricant Lockeed Martin.
«Le gouvernement canadien doit exiger des garanties sur les retombées économiques de l'achat des F-35. De plus, le Québec, qui abrite plus de 50% de l'industrie aéronautique du pays, doit recevoir au minimum cette proportion des retombées économiques en contrats de fabrication et d'entretien», a réclamé Jean-Pierre Fortin, Directeur québécois des TCA.
Selon M. Fortin, les «Conservateurs sont tellement obsédés de libre-échange et de libre-marché qu'ils en viennent à abandonner toute responsabilité publique.»
«Lorsque Boeing a remporté le contrat des 15 hélicoptères Chinook, elle s'est engagée à réinvestir au Canada l'équivalent de la valeur du contrat, soit 3,4G$.
«Dans ce cas-ci, avec le plus grand contrat militaire jamais accordé par le gouvernement canadien, on joue aux dés. On nous dit : Vous obtiendrez peut-être plus…ou vous n'aurez peut-être rien», a plaidé M. Fortin, qui ajoute qu'il s'agit là d'une «attitude insouciante d'un gouvernement irresponsable».
Cette semaine, le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a affirmé que l'entente permet aux entreprises canadiennes de participer à la chaîne d'approvisionnement mondial de l'avion, une affaire d'environ 5000 appareils sur une période de 40 ans. Selon le ministre, les retombées pourraient être plus importantes que le montant du contrat accordé.
Les F-35 vont remplacer la flotte de chasseurs CF-18. La commande porte sur 65 avions et le premier devrait être livré en 2016.



