Une autre faillite pour Luigi Coretti
Argent
Luigi Coretti, qui était propriétaire de l'agence de sécurité BCIA, a un autre dossier de faillite sur les bras. Cette fois-ci, c'est la firme North American Security Services, spécialisée dans la sécurité, qui est en situation d'insolvabilité.
Selon la liste des créanciers obtenue par TVA Nouvelles et Argent, l'entreprise doit 11,7 M$ à des prêteurs et à des employés.
La Caisse centrale Desjardins compte deux montants au sein de ce rapport daté du 30 août. Elle est le plus gros créancier garanti avec un montant admis de 3 M$. Une somme de 5,8 M$ est aussi admise à titre de créancier non garanti.
Toutefois, il ne s'agit pas d'un nouveau montant car Desjardins avait déjà réclamé ces sommes étant également créancier de BCIA - aussi en faillite - qui était co-emprunteur avec North American Security Services au Mouvement Desjardins.
Autre point étonnant : Revenu Canada est aussi un important créancier de cette autre agence de Luigi Coretti. L'agence souhaite recouvrer un montant d'environ 1,3 million de dollars qu'elle a perdu dans cette entreprise, selon les chiffres obtenus.
Beaucoup de montants de 3000 à 4000 $ sont inscrits au nom d'employés de North American Security Services. Certains profiteront du programme de protection des salariés, administré par le gouvernement fédéral, pour être dédommagés.
Selon le Registre des entreprises, North American Security Services élisait domicile sur la rue Lancaster, à Ottawa.
Desjardins n'est pas la seule entité québécoise éprouvée dans cette histoire. Investissement Québec avait aussi garanti un prêt de 1,3 M$ à BCIA.
BCIA a aussi fait les manchettes pour ses liens avec le Parti libéral du Québec. Le ministre libéral de la Famille, Tony Tomassi, a été congédié après qu’il eut admis avoir utilisé une carte de crédit de cette entreprise lorsqu’il était député.

