Bob Cashflow va dénoncer l'Agence du revenu du Québec
Le personnage Bob Cashflow de l'humoriste François Léveillé vient au secours du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), qui dénonce l'intention du gouvernement Charest d'instaurer une agence du revenu pour remplacer le ministère du même nom.
L'homme d'affaires à la moralité douteuse sera utilisé dans une campagne publicitaire du Syndicat, afin de mettre en garde la population contre la transformation du ministère du Revenu en une agence hors fonction publique.
La présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau, a affirmé en point de presse à Québec que le syndicat entend mettre en garde les citoyens contre d'éventuels dérapages associés à la création d'une telle agence «dirigée par un conseil d'administration issu en partie du secteur privé».
«Si Bob Cashflow s'y intéresse, ce n'est pas bon signe pour les contribuables », a expliqué Mme Martineau.
La création de l'agence, qui est prévue pour avril 2011, aurait pour mandat de percevoir les taxes et impôts et serait autonome et responsable, a indiqué en avril dernier le ministre du Revenu de l'époque, Robert Dutil, en annonçant sa création.
Le SFPQ considère que la création d'une telle agence entrainera inévitablement un risque accru de collusion et de conflits d'intérêts. L'agence, dont la gestion ne sera pas soumise à la Loi de la fonction publique, signifiera une perte d'impartialité et d'imputabilité, estime le SFPQ.
Selon le syndicat, l'Agence pourra également sous-traiter les services, même pour percevoir les impôts, tarifer ses services, rémunérer du personnel à la commission ou octroyer des primes au rendement.
Contrairement à un ministère qui a souci d'équité entre les contribuables et les entreprises, l'agence aura un objectif de profitabilité, affirme le Syndicat.



