Le vendredi 10 février 2012

L’industrie de la restauration prend du mieux

11 août 2010 | 18h49
 

Jean-François Cloutier
Argent

Après deux années difficiles, l’industrie québécoise commence à reprendre de la vigueur, le nombre de faillite affichant une baisse de 42%.

 

C’est ce qui ressort de l’édition 2010 du bottin statistique de l’Association des restaurateurs du Québec, dont le lancement a été fait mercredi.

En entrevue à Argent, le porte-parole de l’ARQ, François Meunier, a toutefois souligné que malgré une embellie en ce qui a trait au nombre de faillites, l’industrie dans son entier restait en recul. «Même si les faillites sont en baisse, on reste en décroissance cette année par rapport à l’an dernier dans plusieurs catégories», a-t-il mentionné.

Les fast-foods ont la cote

Dans le dernier bottin, on apprend que ce sont les restaurants offrant un service au comptoir qui se sont le mieux tiré d’affaire, la catégorie croissant de 2,7 % en 2009. Le nombre d’établissements avec service aux tables a toutefois enregistré une baisse de 0,4 %, alors que la catégorie bars, brasseries et tavernes a subi la plus forte baisse (- 7 %).

Parmi les restaurants ayant un permis d’alcool, seuls les restaurants de type Apportez votre vin ont enregistré une croissance (de 10 %) du nombre d’établissements.

On apprend aussi dans le bottin statistique de l’industrie qu’on retrouve quelque 19 000 restaurants au Québec, dont le tiers se trouve à Montréal. C’est aussi à Montréal qu’on trouve le plus grand nombre de restaurants par habitants, tandis que c’est à Laval qu’on trouve le plus grand nombre d’établissements franchisés.

L’entente avec Québec bien vue

M. Meunier s’est dit par ailleurs très satisfait de l’entente intervenue entre Québec et les restaurateurs en vue de doter tous les établissements d’un terminal électronique visant à limiter la fraude fiscale.

Québec a réservé 44 M$ afin d’équiper les restaurateurs de cet appareil.

En mai, plusieurs restaurateurs s’étaient montrés contrariés par les mesures du gouvernement du Québec pour combattre l’évasion fiscale, lesquelles nécessitent un investissement moyen de 4000 à 5000 $ par resto.

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