Le vendredi 10 février 2012

L'immobilier, un marché d'acheteurs à Québec

4 août 2010 | 06h30
 

Annie Saint-Pierre
Agence QMI

Le marché immobilier se raidit dans la région de Québec avec un deuxième recul de suite des ventes qui favorise maintenant l’acheteur de propriétés existantes.

 

Mais la présidente et directrice générale de la Chambre immobilière de Québec, Mme Gina Gaudreault, ne s’inquiète pas nécessairement de la transformation des conditions du marché qui ont été observées depuis juin.

Elle croit que ce changement n’est qu’un retour à l’équilibre après des années de croissance vertigineuse pour la revente de propriétés dans la région.

«Avec un taux fixé à 0,75 % par la Banque du Canada, les acheteurs se posent des questions sur l’avenir», dit-elle pour expliquer la diminution des ventes de maisons dans la région de Québec depuis deux mois consécutifs.

Mme Gaudreault avance même que les conditions météorologiques favorables des deux derniers mois ont même influencé les transactions immobilières.

«Le Québec qui connaît son été le plus chaud depuis 50 ans favorise davantage les activités extérieures que les visites et l’achat de propriétés, ce qui n’était pas le cas en 2009», signale-t-elle.

Données

Pourtant, les ventes de maisons existantes ont reculé considérablement en juillet dernier, soit de 25% comparativement à la même période l’an dernier.

Toutes les catégories d’habitations ont enregistré une baisse, la plus importante étant celle des habitations en copropriété, comme les condos qui ont chuté de 27% en juillet.

Même les nouvelles inscriptions de vente ont diminué largement, soit de 10%, car les propriétaires de la région métropolitaine de Québec ont apposé 667 pancartes le mois dernier.

Ainsi, on retrouve présentement dans la région près de 3 000 maisons à vendre, ce qui représente une hausse de 3 % comparativement à l’an dernier. Une hausse qui avantage maintenant l’acheteur de propriétés plutôt que le revendeur.

Prix

Malgré tout, le prix des maisons n’est pas encore influencé par le renversement des conditions de ventes immobilières dans la capitale.

Le prix moyen d’une résidence unifamiliale a tout de même augmenté de 7% en juillet pour se hisser à 240 875 $. Il faut aussi débourser 12% de plus pour un condominium dans la région, qui se paie, en moyenne, la somme de 205 345 $.

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