Le vendredi 10 février 2012

SNC-Lavalin se sent défavorisé au Canada

30 juillet 2010 | 16h27
 

Gérard Samet
Argent

Pierre Duhaime, Président de SNC-Lavalin, estime que le processus de qualification pour les marchés d’infrastructures désavantage les entreprises canadiennes.

 

Il estime que le Canada a ouvert la porte trop grande aux entreprises étrangères, ce qui a pour conséquence que la majorité des contrats d’infrastructures sont confiés aux étrangers.

Les entreprises étrangères sont choisies en raison d’expériences particulières

Les entreprises sont choisies pour les compétences spécifiques qu’elles ont acquises à l’étranger, par exemple dans l’aménagement d’autoroutes à péage ou la construction de TGV. Il est évident que les entreprises canadiennes ont statistiquement beaucoup moins d’expérience dans ces secteurs parce que les marchés y sont moins nombreux.

Lorsque des entreprises étrangères sont choisies, elles imposent leurs partenaires habituels. Les firmes canadiennes participent néanmoins aux projets comme sous-traitants. Monsieur Duhaime estime que ce procédé de sélection des entreprises est injuste.

Les entreprises canadiennes devraient être mieux valorisées dans les appels d’offres lorsqu’elles participent à la construction d’infrastructures au pays. «Nous avons des équipes de grande compétence et nous connaissons mieux les réalités locales. Nos propositions pourraient faire économiser de grandes sommes d’argent dans les marchés», estime Pierre Duhaime.

Les propositions du PDG de SNC-Lavalin

Il souhaite que plus de points soient accordés dans les appels d’offres à la qualité des équipes et à l’expertise locale. «Notre création de valeur est supérieure de beaucoup aux offres étrangères», dit-il. « Nous pouvons faire profiter les clients d’économies importantes par notre connaissance du terrain local. En plus, nous n’avons pas besoin qu’un étranger nous dise quoi faire au Canada».

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