Premier Aviation menace de quitter le Québec
Une société de Trois-Rivières menace de prendre de l'expansion en Ontario, si les gouvernements ne se font pas plus généreux à son endroit.
La compagnie Premier Aviation, qui fait l'entretien d'avions, désire doubler la superficie de son hangar pour entretenir de gros aéronefs. Le projet est de l'ordre de 15M$.
Selon ce que TVA Trois-Rivières a pu savoir, Ottawa est d'accord pour lui accorder un prêt de 3M$ alors que Québec, de son côté, offre une subvention de 3M$, un prêt d'un million et une garantie de prêt d'Investissement Québec pour la balance du montant.
Selon des sources, la société chercherait à obtenir 8,5M$ des deux paliers gouvernementaux.
Si la compagnie n'obtient pas satisfaction à Trois-Rivières, la société pourrait choisir de réaliser son projet à Kingston, en Ontario. Pour attirer cette entreprise, l'aéroport de Kingston en Ontario lui propose de construire un bâtiment pour un prix de location de 1$ par année pendant 10 ans.
Québec estime qu'il est difficile de faire mieux. Mais le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, affirme que l'abandon du projet dans sa ville serait «vraiment une nouvelle très triste et inacceptable (...) pour quelques millions de dollars de subvention, quand on voit ce qu'on donne ailleurs.»
S'il faut en arriver là, Trois-Rivières est prête à construire elle-même le hangar grâce au programme d'infrastructure et à le louer ensuite à long terme à Premier Aviation.
Pour Québec, il y a encore moyen de discuter, mais il serait tout de même difficile d'envisager en faire plus sans provoquer de la jalousie dans le milieu industriel.
L'expansion de l'atelier ajouterait 250 emplois aux 250 actuels.

