Le vendredi 10 février 2012

Liste de télémarketing: 311 000 plaintes

29 juillet 2010 | 07h57
 
Anne-Sophie Laframboise
Agence QMI

Depuis l’instauration en septembre 2008 du programme auquel adhèrent les gens qui ne veulent pas être importunés par des compagnies de télémarketing, plus de huit millions de Canadiens s’y sont inscrits et plus de 300 000 plaintes on été logées.

 

Contrairement aux idées véhiculées, au Québec, 92 % des inscrits se disent satisfaits de la Liste nationale de numéros de télécommunication exclus (LNNTE).

« C’est un joli programme, affirme Denis Carmel, porte-parole du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Oui, certes, il demeure difficile de jauger le taux de diminution des appels et chose certaine, il y a encore beaucoup de travail à faire, mais ça fonctionne bien », indique-t-il.

En date de sa dernière mise à jour (30 juin 2010), le CRTC a en effet enregistré un total de 311 618 plaintes pour l’ensemble du Canada, ce qui n’étonne pas pour autant son porte-parole.

« Il y a encore beaucoup de plaintes, de la même façon que plusieurs compagnies sont exemptées de la LNNTE, ce qui complique considérablement le travail et créer des attentes », observe Denis Carmel.

Un récent sondage de Vox Pop publié en avril révèle par ailleurs que dans l’ensemble du Canada, « 84 % des personnes inscrites sur la LNNTE déclarent qu’elles reçoivent moins d’appels de télémarketing maintenant par rapport à 80 % en février 2009. À l’échelle nationale, 54 % des personnes inscrites à la LNNTE signalent qu’elles reçoivent nettement moins ou beaucoup moins d’appels de télémarketing maintenant » peut-on lire dans le rapport.

Pour le mois de juin seulement près de 10 000 plaintes ont été formulées parmi les 8 496 800 inscrits, contre plus de 10 600 pour le mois d’avril. À ce nombre vient s’ajouter plus d’une vingtaine d’amendes en moins de deux ans à des compagnies ayant violé les règles sur les télécommunications non sollicitées.

Des moyens de pression peu incitatifs?

Moyens de pression peu efficaces, processus administratifs lourds ou encore amendes peu salées, les arguments relatifs à l’inefficacité de ce système ne font pas le poids, estime le porte-parole.

« Nous recevons plus de 1500 inscriptions par jour, et sans avoir recours à un battage publicitaire, ce qui est gage d’un succès lorsqu’on évalue à 350 le nombre de plaintes que nous recevons chaque jour. Aussi, nous disposons de beaucoup de recours dans le cas d’amendes impayées, que ce soit à travers Revenus Canada, la Cour ou encore les Agences de recouvrement », assure-t-il.

À savoir si la popularité du système de numéros de télécommunication exclus mis en place nuit aux entreprises, Denis Carmel est persuadé qu’il y a dans cette mesure, des dispositions gagnantes, tant pour le consommateur que pour l’entreprise.

« Il faut savoir que les entreprises de ce genre misent sur l’efficacité. En disposant d’une liste de numéros à ne pas contacter, on dispose alors d’une liste où le “tri” a été fait, ce qui fait bénéficier ces entreprises d’une efficacité accrue », croit le porte-parole.

En date de la semaine dernière, le CRTC aurait par ailleurs conclu à des ententes d’acquittement des frais des compagnies contrevenantes totalisant plus de 24 500 $.

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