Le vendredi 10 février 2012

Un Ontarien lance une chaîne de poutineries au Québec

8 juillet 2010 | 06h54
 
Luc Lefebvre
Agence QMI

Un homme d'affaires ontarien à la tête d'une chaîne spécialisée dans la poutine a lancé mercredi son premier restaurant au Québec.

 

Le concept semble plaire. Dès l'ouverture mercredi au Mont-Tremblant, des dizaines de personnes se sont présenté au chaleureux petit resto de l'entrée du centre de villégiature.

Au menu, bien affiché sur un grand tableau, 22 variétés de poutine. Mercredi midi, les convives n'avaient que de bons mots après s'être régalé d'une poutine traditionnelle, d'une campagnarde (poulet grillé, bacon fumé, champignons sautés et oignons caramélisés), d'une gloutonne (porc effiloché au chipotle, bacon fumée et saucisse italienne), d'une végé ou d'une Montréal (avec boeuf fumé).

Fébrile, le franchiseur Ryan Smolkin était sur place pour cette neuvième ouverture en 18 mois. Le résident d'Ottawa a raconté avoir connu et apprécié la poutine lors de ses nombreuses visites au Québec durant sa jeunesse. Depuis, ce plat est demeuré un de ses favoris. N'ayant jamais touché à la restauration, mais caressant l'idée de lancer une chaîne spécialisée en poutine, l'homme d'affaires s'est associé à un expert en cuisine, Glenn Mori.

Ces quatre derniers mois, «Smoke's Poutinerie» a ouvert six franchises toutes en Ontario (Toronto, London et Ottawa). Celle de Tremblant, est la première au Québec. Elle ne sera sûrement pas la dernière car M. Smolkin envisage quelque chose dans le «McGill Ghetto», le quartier de l'Université McGill à Montréal. La semaine prochaine, il ouvrira un10e comptoir à Kingston, Ontario. À moyen terme, il prévoit développer le marché nord-américain puis éventuellement, rien de moins que le marché mondial.

Typiquement québécois

L'homme d'affaires ontarien est heureux d'être associé à la promotion d'un produit typiquement québécois. Les sauces sont conçues à Montréal, selon des recettes originales. Le fromage vient des Cantons de l'Est. Quant aux pommes de terre, elles sont canadiennes. Dans chaque resto, on coupe les patates à chaque jour en gardant la pelure. Le décor de l'établissement est simple. Sur les murs, des tableaux noirs permettent aux visiteurs de laisser des messages à la craie. Pour la musique, on joue en boucle des succès des années 1980.

Un intriguant bonhomme

Pour marque de commerce, «Smoke's Poutinerie» propose une sympathique bouille, un Québécois, de préciser le franchiseur. Surnommé «Smoke», ce personnage ne fera pas d'apparitions publiques mais garde un oeil avisé sur l'entreprise, a dit Ryan Smolkin, souriant. Smoke est a été et est toujours un précieux conseiller pour l'homme d'affaires qui est le seul à le rencontrer.

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