Le vendredi 10 février 2012

Entrepôt Provigo: jour sombre pour 415 travailleurs

22 juin 2010 | 09h42
 
Agence QMI

Les 415 employés touchés par la fermeture de l'entrepôt Provigo Armand-Viau, à Québec, perdent officiellement leur emploi ce mardi.

 (Photo: Archives Agence QMI)

Même si les syndiqués se retrouvent sans emploi depuis le 27 avril, l'entreprise avait fixé la mise à pied de ses salariés au 22 juin.

« Pour nous, ce n'est qu'un prétexte pour justifier l'absence de préavis. C'est fermé depuis avril, mais il n'y a rien de réglé », affirme Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec−Chaudière-Appalaches de la CSN.

Une rencontre est d'ailleurs prévue dans la journée pour faire le point. La CSN refuse de s'avancer sur les chances d'obtenir gain de cause dans ce dossier. Plusieurs travailleurs attendent impatiemment un versement. À ce jour, la date du 22 juin oblige notamment l'employeur à payer les vacances, les maladies et les jours fériés.

Les salariés se sont réunis, il y a une dizaine de jours, pour dénoncer leur mise à pied.

Au mois d'avril, les dirigeants de Loblaw (L) , la maison mère, ont décrété un lock-out après une impasse dans les négociations entre le syndicat et la partie patronale pour le renouvellement de la convention collective.

Deux semaines plus tard, la compagnie ontarienne a procédé à la fermeture de son entrepôt. Elle a affirmé qu'elle procédait à une restructuration de ses activités. Selon le syndicat, l'entreprise a fixé la mise à pied au 22 juin pour éviter l'obligation de fournir les 16 semaines de préavis prévues à la Loi sur les normes du travail.

En fin de session parlementaire, le ministre du Travail, Sam Hamad, a déposé le projet de loi 111, qui a pour objectif de favoriser l’exécution réciproque de décisions ordonnant le paiement d’une somme d’argent.

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