Train rapide Québec-Windsor : le projet serait viable
Mise à jour: 17 juin 2010 | 08h32
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Geneviève Lajoie
Agence QMI
Même si l’étude sur le projet de train rapide dans le corridor Québec-Windsor n’a pas encore été dévoilée, les résultats préalables seraient favorables à sa réalisation.
« Les informations préliminaires que nous recevons de l’étude sont à l’effet qu’un projet de ce type-là serait viable, serait donc un bon projet », a déclaré mercredi le premier ministre, Jean Charest, qui assure par ailleurs que les investissements qui découleront de la réalisation de cette ligne ferroviaire ne compromettraient pas la possibilité que la capitale nationale se dote également d’un tramway.
Réalisées en 1995, les premières études sur la faisabilité d’une liaison ferroviaire à grande vitesse entre Québec et Windsor font l’objet d’une importante mise à jour depuis plus de deux ans, dont les résultats devaient être disponibles ce printemps, mais qui le seront finalement cet automne. Ce sont les gouvernements québécois et ontarien, auxquels s’est joint le fédéral, qui ont ensemble investi trois millions de dollars pour réévaluer la possibilité d’un tel corridor.
Accompagné de son homologue de l’Ontario, Jean Charest a réitéré l’importance de ce projet pour son gouvernement, mais aussi pour nos voisins ontariens. « Nous attendons impatiemment le rapport. Aussitôt qu’il sera reçu, nous avons convenu de bouger le plus rapidement possible dans la deuxième étape, soit les évaluations environnementales parce que c’est ce qui se fait normalement du côté de l’Ontario, soit dans la détermination du tracé des études qui doivent suivre », a-t-il insisté. Le premier ministre n’a pas manqué de souligner que le contexte actuel est particulièrement favorable à la réalisation de cette ligne ferroviaire. Jamais, a-t-il dit, il n’y a eu de gouvernement américain aussi engagé à développer des trains rapides.
« C’est une occasion unique, il ne faut pas rater l’occasion. En d’autres mots, ce n’est pas uniquement le marché Québec-Montréal, Montréal-Ottawa, Toronto-Windsor, c’est tout le Nord-Est des États-Unis, tout le marché. »
Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, a quant à lui précisé que le tronçon Québec-Montréal ne devait pas être mesuré en termes de rentabilité, mais plutôt en termes d’impact économique à long terme sur la région. « C’est une priorité, notre job, maintenant, c’est de convaincre Ottawa de l’importance de ce projet, particulièrement pour l’économie et l’avenir du Québec », a-t-il soutenu.



