Le vendredi 10 février 2012

Shell met officiellement fin aux négociations

14 juin 2010 | 19h10
Mise à jour: 14 juin 2010 | 20h37
 
Olivier Bourque
Argent

Shell confirme que son processus de recherche d'un acheteur potentiel pour la raffinerie de Montréal-Est est bel et bien terminé. C’est ce qu’elle a annoncé aujourd’hui par le biais d’un communiqué émanant de Calgary.

 

La pétrolière répète que selon les termes de l'entente conclue initialement entre le comité de sauvegarde et Shell, l'appel de candidatures prenait fin le 1er juin.

Mais la pétrolière se fait plus claire sur la suite des choses. Selon ses dires, les offres qui ont déposées sur la table ne sont pas à la hauteur. Par conséquent, le processus qui s’était mis en branle depuis plusieurs mois afin de trouver un acheteur est maintenant «clos».

«Bien que les récents efforts du comité aient effectivement abouti à deux déclarations d'intérêt, comme cela a été annoncé, les conditions étaient largement insuffisantes à plusieurs égards, comportant notamment un important écart d'évaluation, et Shell a donc décidé de ne pas poursuivre les discussions», est-il écrit par la pétrolière.

Selon plusieurs, il s’agit d’une nette intention de ne pas poursuivre les discussions avec le comité spécial qui avait trouvé deux acheteurs potentiels dans ses démarches un peu partout à travers le monde. Encore la semaine dernière, le négociateur Michael Fortier s’était rendu à Houston afin de convaincre les dirigeants de poursuivre les démarches.

Le syndicat positif

Joint par Argent, le syndicat des employés de la raffinerie de Shell ne s’est pas montré surpris par cette communication de la pétrolière.

«Ce n’est pas une surprise. On s’y attendait. Maintenant, ce qu’il faut comprendre, c’est que les discussions ne sont pas encore terminées. Nous travaillons sur des offres bonifiées et Shell devra les prendre en compte», a affirmé Catherine Escojido, porte-parole de l’organisation.

A ses dires, l’espoir est encore là pour les 550 travailleurs de la raffinerie car il y a toujours des démarches en cours.

Le syndicat avait lancé vendredi dernier une journée de boycottage des produits de Shell et a distribué des dépliants informatifs durant le week-end du Grand Prix auquel la Britanno-Hollandaise est associée.

Les premiers acheteurs sont encore dans le décor, selon le syndicat. Le fonds d’investissement qui s’était manifesté en premier serait intéressé à exploiter la raffinerie mais aussi à mettre en œuvre une grappe pétrochimique.

Le porte-parole du groupe Ahmed Galipeau s’était dit positif ce matin que des discussions aient lieu dans les prochaines journées tout en avouant qu’il n’y en avait pas en ce moment.

L’autre groupe, un raffineur n’a toujours pas pris la parole. Certains croient qu’il pourrait s’agir de PBF Energy, un groupe européen basé au Connecticut. En entrevue avec Argent, le PDG Michael Gayda n’a pas voulu confirmer des discussions avec Shell.

Les plus populaires