Hydro-Québec confirme le retard de Gentilly-2
Michel Munger
Argent
Après l'avoir contredit, Hydro-Québec avoue à mots couverts que le gouvernement du Québec a raison d'affirmer qu'il y aura des retards pour la réfection de Gentilly-2.
Selon un reportage de TVA mercredi, la réfection de la centrale nucléaire accuse des retards de six mois à un an. L'administration du projet aurait changé de main, passant de SNC-Lavalin à la firme BPR.
Thierry Vandal, PDG d'Hydro-Québec, disait jeudi qu'il était trop tôt pour parler de retards car la réfection prévue pour mars 2011 est seulement au stade de l'avant-projet.
Par contre, Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, disait qu'il était «évident» qu'il y aurait quelques mois de retard. Toutefois, elle ignorait si cela allait entraîner des dépassements de coûts.
Tard jeudi soir, Hydro-Québec a publié un communiqué de deux paragraphes où elle prend la même direction que la ministre.
«Hydro-Québec, dit le document, confirme les propos tenus par [Nathalie Normandeau]. L'entreprise évalue actuellement le calendrier de réalisation du projet en fonction des réfections de deux autres centrales de type Candu présentement en cours.»
«Comme le mentionne son Plan stratégique 2009-2013, ajoute le communiqué, Hydro-Québec suit de près l'évolution des travaux réalisés aux centrales de Point-Lepreau et de Wolsong. Le retour d'expériences de ces projets pourrait donner lieu à une révision du calendrier des travaux de réfection à la centrale de Gentilly-2. Il est prématuré pour préciser la nature des délais potentiels étant donné que l'entreprise continue d'obtenir de l'information provenant de ces deux autres projets de réfection.»

