Le nombre de fonctionnaires provinciaux augmente
Agence QMI
La politique de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite n'empêche pas les effectifs de la fonction publique d'augmenter, reconnaît la présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay.
Le nombre d'employés de la fonction publique québécoise a augmenté de 55 545 à 55 649 fonctionnaires au cours de la dernière année, a signalé le député péquiste Sylvain Simard (Richelieu), qui participait à la commission parlementaire qui étudiait, cette semaine, les crédits du Conseil du Trésor pour l'année 2010-2011.
«Il y a eu de nouveaux besoins, a reconnu Mme Gagnon-Tremblay. On a ajouté 300 employés de plus au ministère du Revenu (pour la lutte à l'évasion fiscale) et on a engagé de nouveaux inspecteurs à la Sûreté du Québec pour l'Opération Marteau (enquête sur la collusion entre les pouvoirs publics et leurs fournisseurs).
De plus, les ministères des Transports et de la Justice ont respectivement grossi leurs effectifs de 212 et de 410 employés équivalents à temps complet (ETC), a continué la ministre, qui a toutefois plaidé que les objectifs de réduction de dépenses du gouvernement Charest auraient été "largement dépassés" sans cette politique de non-remplacement, qu'elle compte étendre aux réseaux de la santé et de l'éducation.
«Ce n'est pas parce qu'un poste est libéré qu'il ne sera pas remplacé, a-t-elle nuancé. Il y aura 8000 départs à la retraite dans la fonction publique d'ici le 31 mars 2013, a insisté Mme Gagnon-Tremblay. Nous appliquerons la politique de remplacement un sur deux là où ce sera possible de le faire.»
Outre les augmentations de dépenses prévues aux ministères de la Santé, de l'Éducation et des Transports, le gouvernement Charest a tout de même gelé les dépenses de ses 18 autres ministères pour l'année 2010-2011, a rappelé la ministre.
Contrats informatiques
Reconnaissant que le gouvernement dépense plus d'un milliard de dollars par année sous forme de contrats d'installation et d'entretien de systèmes informatiques, Monique Gagnon-Tremblay a annoncé le dépôt prochain d'une nouvelle politique d'octroi de contrats.
La ministre répondait aux remarques du député péquiste Sylvain Simard, qui soutenait que des firmes-conseils en informatique «surfacturent» le gouvernement de 20%. «Il n'y a pas de concurrence, les prix sont fixés par des compagnies à trois lettres qu'on connaît bien. L'État a perdu le contrôle de ses contrats en informatique», a dit M. Simard.
Monique Gagnon-Tremblay a promis que le gouvernement allait s'efforcer de développer des expertises en informatique à l'intérieur des ministères et de les transférer d'un ministère à l'autre. «On va arrêter de travailler en silos», a-t-elle promis.


