Le vendredi 10 février 2012

Un nouveau régime pour le courtage en immobilier

23 avril 2010 | 15h09
 

Michel Munger
Argent

Un nouveau régime va encadrer le courtage immobilier au Québec à partir du 1er mai pour renforcer la formation et améliorer la transparence des activités dans le secteur.

 

La conséquence de tout ça, c'est que plus de gens veulent retourner sur les bancs d'école, soit pour mettre leur formation à jour, soit pour la compléter avant que les changements entrent en vigueur.

Si seulement deux titres professionnels, soit agent immobilier affilié et courtier, existaient auparavants, on assiste à une multiplication. Dorénavant, on aura affaire à des courtiers résidentiels, hypothécaires, commerciaux et directeurs d'agence.

«C'est bon pour le marché, estime Johanne Bouchard, fondatrice de l'Académie de l'entrepreneurship québécois. Il y aura beaucoup plus d'heures de formation, donc plus de connaissances juridiques et un apprentissage plus proche du marché.»

«Moins de courtiers entreront sur le marché car ce sera plus difficile avec 500 heures de formation et six heures d'examen pour chaque profession, prédit-elle. Les gens devront mettre leurs connaissances à jour, notamment une mise à niveau concernant la loi. Ça fait peur. Mais le consommateur sera mieux servi.»

Selon elle, la réforme pourrait remédier aux problèmes de délais mal respectés pour les promesses d'achat et aux délais parfois causés par les agents à temps partiel.

«C'est vraiment une opinion personnelle mais je crois que le souhait du marché est d'avoir des courtiers plus connaissants au niveau juridique, dit Mme Bouchard. Il y a une clientèle d'agents qui fait ce travail à temps partiel. Parfois, les délais sont plus longs pour finaliser une transaction. C'est regrettable pour les autres qui travaillent à temps plein.»

Les plus populaires