Le mentorat pour assurer la survie de nos entreprises
Mise à jour: 6 avril 2010 | 15h30
Argent
Comment assurer la prospérité des entreprises québécoises? Le Réseau M propose une solution : le mentorat. Au Québec, le mentorat pour entrepreneur permet de doubler les chances de survie des entreprises.
«Le taux de survie des entreprises québécoises est de 34%, donc en deçà de la moyenne canadienne. Avec le mentorat, on l’augmente à 73%», souligne Mario Girard, PDG de la Fondation de l’entrepreneurship.
Depuis la création du réseau de mentorat de la fondation en 2000, 3600 entrepreneurs ont bénéficié des conseils d’un mentor.
«Devant le succès de la méthode, on a décidé de faire croître le Réseau M. L’objectif d’ici deux ans, c’est d’avoir 3000 mentors et 5000 "mentorés"», poursuit M. Girard. Au 31 janvier dernier, le réseau comptait 1148 mentors.
«L’objectif du réseau est d’offrir la possibilité à chaque entrepreneur du Québec de se faire accompagner par un homme ou une femme d’affaires qui a connu du succès, pour aller plus haut, plus vite et plus loin dans son entreprise. Il faut briser le mythe qu'il faille nécessairement être en démarrage pour bénéficier du mentorat d'affaires», résume le PDG de la fondation.
Le président de LTI informatique, Louis Tanguay, était en affaires depuis une dizaine d’années lorsqu’il a sollicité les services d’un mentor. Cette décision lui a permis d’élargir ses horizons.
«Je ne suis pas allé chercher un mentor parce que je pensais que mon entreprise était en difficulté. On n’est pas obligé d’attendre que ça aille mal pour agir. C’est comme un jeune qui a 80% à l’école mais aimerait obtenir 90%. Parfois les entrepreneurs ont peur d’aller chercher de l’aide. Avoir le goût de mieux s’organiser, ce n’est pas faire preuve de faiblesse! Quand on dirige une organisation, on se sent parfois un peu seul à la barre du navire», explique celui qui a fondé son entreprise en 1999.
M. Tanguay a commencé à consulter son mentor, Jacques Lefebvre, il y a près de deux ans. «C’est bien de parler de nos problèmes avec quelqu’un qui a du recul et qui en a vu d’autres. Je trouve que ça m’apporte encore quelque chose. Évidemment, c’est surtout utile au cours de la première année ou des 18 premiers mois», souligne M. Tanguay, qui a remporté le prix de petite entreprise de l’année au Gala des Fidéides l’an dernier.
Selon Mario Girard, une «relation mentorale» dure entre 18 et 24 mois. Au fur et à mesure que le réseau M deviendra plus structuré et sera en mesure d’offrir des services de qualité uniforme partout au Québec, la durée de la relation moyenne pourrait bien se prolonger, précise-t-il.

