Le samedi 11 février 2012

Une réforme fiscale avant la hausse des tarifs

18 mars 2010 | 18h19
 

Argent

Alors que Québec va déposer son budget dans quelques jours, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) accuse le comité consultatif sur l'économie et les finances publiques de vouloir augmenter l'endettement des ménages avec un fardeau tarifaire accru. À la place, l'organisme ne propose rien de moins qu'une réforme fiscale.

« Une jeune famille dont l'un des parents va à l'université et dont un enfant va à la garderie verra son fardeau tarifaire augmenter de près de 12 000 $ par année. Pour des gens qui s'inquiètent de l'endettement public, ils ne semblent pas beaucoup se soucier du fait que beaucoup de familles seront prises à la gorge », s'exclame Philippe Hurteau, chercheur à l'IRIS et coauteur d'une note économique sur le sujet.

Il déplore que les différentes réformes fiscales aient diminué le nombre de paliers d'impositions, qui sont passés de 16 à 3 paliers depuis 20 ans. Selon lui, la fiscalité doit redevenir « l'outil de redistribution de richesse qu'il devrait être ».

L'IRIS propose de revenir à un système d'imposition à dix paliers, ce qui aurait pour conséquence de diminuer le fardeau fiscal de 87 % de la population, tout en augmentant les revenus de l'État, explique M. Hurteau. Les contribuables gagnant 60 000 $ et plus par an – soit 13 % des Québécois – verraient leurs impôts augmenter.

Selon le chercheur, il faut également revoir la fiscalité des entreprises et ramener la taxe sur le capital des institutions financières. Ces dernières versent 11 % de leurs bénéfices à Québec, alors que la plupart des compagnies paient un impôt de 19 %, souligne l'IRIS.

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