Le dimanche 12 février 2012

Le numéro un de Barrick achète, le numéro deux d’Osisko vend

1 mars 2010 | 11h30
 

Michel Munger
Argent

Le fondateur et président du conseil d’administration de Barrick Gold (ABX) fait un achat imposant, investissant un peu plus de 1,5 M$ dans l’entreprise qu’il gouverne.

 

En effet, Peter Munk a mis la main sur 38 500 actions ordinaires de la société aurifère par l’entremise de P.M. Capital à un prix unitaire dépassant quelque peu 39,32 $.

Après cet achat, M. Munk détenait près de 1,79 million d’actions de Barrick dans le compte de P.M. Capital. Et depuis la transaction, le titre a été stable. Il perdait 0,4% à 39,49 $ lundi matin au TSX.

Dans l’actualité récente, l’aurifère a annoncé son intention de lancer en Bourse ses actifs en Tanzanie afin d’en maximiser la valeur. La compagnie torontoise inscrira African Barrick Gold à la Bourse de Londres en offrant 25% des actions au marché et retenant le reste.

L’entreprise a dévoilé des profits ajustés du quatrième trimestre plus que doublés à 604 M$ US ou 61 cents l’action. Cela a dépassé les attentes des analystes qui se chiffraient à 57 cents l’action. Ces résultats excluent les mesures prises par Barrick pour éliminer ses contrats de couverture sur l’or afin de pleinement bénéficier des cours élevés du métal jaune.

Pour 2010, Barrick s’attend à produire 7,6 à 8 millions d’onces d’or à des coûts de 425 à 455 $ US l’once.

Fait intéressant connexe à noter : l’investisseur vedette américain George Soros a récemment plus que doublé ses investissements dans le secteur aurifère avec la hausse des prix sur le marché. Par exemple, il est devenu le quatrième plus gros porteur de SPDR Gold Trust, le plus gros fonds négocié en Bourse de son genre. C’est certainement un signe de confiance envers le secteur.

On vend chez Osisko

Chez l’aurifère québécoise Osisko (OSK), présente à Malartic, le chef de l’exploitation Robert Wares a liquidé 82 550 actions ordinaires de la minière du 19 au 25 février. En vendant à des prix unitaires de 8,09 $ à 8,77 $, il a obtenu un revenu brut de presque 704 000 $.

Il lui reste plus de 1,77 million d’actions de l’entreprise après avoir effectué ces ventes.

L’action d’Osisko a connu d’importants gains en février. Le titre, qui s’échangeait à moins de 8 $, avait gagné près de 10% quand M. Wares a transigé.

Osisko est un bon exemple de minière qui découvre l’importance de son potentiel depuis quelques mois.

En février, on apprenait que les réserves exploitables par fosse s'élèvent maintenant à 8,97 millions d'onces d'or, ce qui représente une hausse de 2,69 millions d'onces ou 42,8% par rapport à l'étude de faisabilité publiée antérieurement.

Ces nouvelles réserves augmentaient la durée de vie de la mine de 25% pour atteindre 12,2 années, selon un taux d'usinage de 55 000 tonnes par jour.

Toutefois, Osisko rapportait une perte de 8,4M$ au quatrième trimestre.

André Laramée vend du CVTech

Par ailleurs, André Laramée, PDG du Groupe CVTech (CVT), a liquidé une position de 200 000 actions ordinaires à 1,50 $ chacune le 25 février. Il a récolté un revenu brut de 300 000 $ avec cette vente. Il s’est donc départi de sa participation dans l’entreprise, du moins pour le compte qui a servi à faire la transaction.

Un achat chez Loblaw

Aussi, l’administrateur Anthony Fell a acheté 20 000 actions de l’épicier Loblaw (L), doublant ainsi sa participation. Il a payé 38,3749 $ l’unité, déboursant près de 768 000 $.

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