La Caisse de dépôt «très à l’aise» avec son party de Noël
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) s’est dite, mardi, «très à l’aise» avec le fait d’avoir dépensé 56 099,31 $ pour un party de Noël bien arrosé auquel ont pris part 500 de ses employés, le 11 décembre 2009, à Montréal.
«L’objectif d’un party est de reconnaître le travail, les efforts et la mobilisation qui ont été faits au cours de l’année par les employés. Nous sommes très à l’aise avec tout ça», a soutenu Maxime Chagnon, porte-parole de la CDPQ.
La tradition veut que la moitié des coûts du party annuel soit payée par la Caisse et que l’autre moitié soit assumée par les employés eux-mêmes par l’intermédiaire du fonds social qu’ils alimentent au cours de l’année.
«En 2009, le party a coûté moins de 100 000 $. La Caisse a payé 56 000 $, soit un peu plus que la moitié (du coût total)», a ajouté M. Chagnon.
Contacté en fin d’après-midi, le député adéquiste François Bonnardel s’est montré scandalisé par la réponse de M. Chagnon.
«Si quelqu’un vous a dit qu’il était à l’aise avec cette dépense, il mérite juste d’être congédié, a-t-il clamé. Mais dans cette histoire, c’est surtout Michael Sabia (président et chef de la direction de la Caisse) et Jean Charest qui manquent de leadership en refusant de mettre leurs poings sur la table.»
10 000 $ en vin
Sur les 56 000 $ payés par la Caisse, une somme de 9 893,90 $ a été dépensée uniquement en alcool. «Après tous les déboires de la Caisse, ses rendements désastreux et les primes de départ scandaleuses, il est inacceptable de voir cette institution piger une fois de plus dans les poches des Québécois pour faire la fête», a ajouté M. Bonnardel.
Au Parti Québécois, Jean-Martin Aussant a trouvé «bizarre» que le party de Noël 2009 ait coûté encore plus cher (9000 $ de plus) que celui de 2008. «C’est difficile à expliquer, a-t-il insisté. On nous dit qu’on va serrer les cordons de la bourse, mais ce n’est pas serré du tout.»
Catherine Poulin, porte-parole du ministre des Finances Raymond Bachand, a rappelé de son côté que «les responsables de la Caisse seront en Commission parlementaire pendant quatre heures ce printemps».

