Le vendredi 10 février 2012

L'éducation doit être une priorité du gouvernement Charest

18 janvier 2010 | 13h37
 

À lire également : Les départs à la retraite vont créer la plupart des emplois .

Mathieu Lavallée
Argent

« L’éducation doit être la priorité des priorités » lors du sommet économique qui s’ouvrira mercredi à Lévis, selon ce qu’a affirmé ce matin Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

 

Lors d’une conférence de presse à Montréal aujourd’hui, elle s’est alliée avec la Fédération des cégeps pour interpeller le gouvernement du Québec à l’aube de la conférence initiée par le premier ministre Jean Charest. Dès mercredi, plusieurs acteurs sociaux y seront pour débattre des enjeux budgétaires de la province des 20 prochaines années.

En fait, on craint dans le milieu de l’éducation le « bogue de l’an 2012 », soit l’année où la population active – les 15-64 ans – va commencer à diminuer.

Ce qui fait dire que les départs à la retraite constitueront le moteur de l’emploi dans la province. « Sur les 642 000 emplois prévus par Emploi Québec lors de la période 2009-2013, 490 000 viendront des départs à la retraite », affirme Patricia Richard, directrice générale des contenus chez Jobboom.com.

La compagnie qui publie le magazine spécialisé du même nom et opère le site internet de recherche d’emploi lançait pour l’occasion Les carrières d’avenir 2010, qui dresse les perspectives du marché du travail pour les jeunes diplômés.

Selon Mme Richard, la récession ne fera que ralentir le moment où plusieurs secteurs subiront une pénurie de main-d’œuvre, suite au départ des baby-boomers pour la retraite.

L’éducation, le meilleur moyen de s’en sortir

« Pour la période allant de 2009 à 2018, 60 % des emplois nécessiteront au minimum une formation de niveau collégial, affirme Gaétan Boucher », président-directeur général de la Fédération des cégeps.

Selon lui, le secteur de l’éducation devra avoir les moyens pour former la relève, en plus de devoir améliorer la productivité au Québec. « Présentement, nous n’avons pas les outils nécessaires! », précise-t-il.

Mais pour y arriver, ajoute M. Boucher, il ne faut pas nécessairement plus d’argent. « Le défi, c’est d’avoir plus de souplesse, ce qui suppose de modifier l’organisation du travail. Il faut que les collèges et les universités puissent s’adapter aux nouvelles demandes de la clientèle. Il faut être ouvert 7 jours par semaine, 365 jours par année si les demandes de la clientèle vont en ce sens. »

D’ailleurs, les négociations qui approchent avec les employés du secteur public seront une bonne occasion de revoir le cadre de travail, souligne M. Boucher.

Une plus grande participation des jeunes au marché du travail sera également nécessaire, affirme M. Boucher.

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