La Presse : la pression sur la distribution
Argent
Alors que La Presse vient de s’entendre avec trois de ses syndicats, le focus se concentre encore une fois sur le secteur de la distribution qui a entrepris un blitz de discussions avec la direction du quotidien de la rue Saint-Jacques cet après-midi.
Déjà à l’automne, Argent rapportait que le nœud de la négociation allait se concentrer sur ce secteur qui a fait l’objet de la grande partie des demandes patronales qui visent à éliminer des dépenses d’environ 10 millions $. La direction n’a jamais caché qu’elle souhaite couper environ la moitié des postes du secteur et plus particulièrement les aide-distributeurs.
on ce qu’a appris Argent, la négociation aurait toutefois fait un bond de géant vendredi. Vraisemblablement, les représentants de la distribution auraient montré des signes d’ouverture quant aux demandes patronales en acceptant certaines coupures.
En contrepartie, les représentants syndicaux de la distribution négocieraient le départ des aide-distributeurs mais sur une plus longue période de temps afin d’atténuer l’impact sur les travailleurs.
Mais selon des personnes proches du dossier, la volonté serait bien présente pour s’entendre dans les prochains jours.
Autre point positif en vue d’une entente, la poursuite des négociations va également se faire sans la présence d'un conciliateur. Le positivisme est également de vigueur du côté de la direction.
En entrevue avec Argent, la porte-parole de La Presse, Caroline Jamet, a rappelé que «les rencontres avec le secteur de la distribution ont toujours été très constructives».
En conférence de presse, le porte-parole intersyndical de la CSN, Rudy Le Cours, a rendu hommage aux représentants de la distribution en rappelant qu’on leur avait bien souvent «cassé du sucre» sur le dos.
«Il faut comprendre que les distributeurs avaient des demandes colossales à répondre à l’employeur. (…) Ils étaient aussi présents lors de l’entente de principe sur les clauses communes. Ils ont été non seulement présents, mais ils ont été très constructifs en particulier entre minuit et 4 heures dans les dernières heures où nous étions très fatigués», a-t-il estimé.
M. Le Cours croit que le travail de nuit des distributeurs est «difficile» et que cette donnée devrait être prise en compte par l’employeur lors de la négociation qui s’amorce avec eux.
Il y a 225 personnes qui travaillent dans ce secteur.


