Bachand justifie la prime de Richard Guay
Argent
Même s’il accorde qu’il est «choquant» pour le contribuable de constater l’ampleur de la prime que recevra Richard Guay, le ministre des Finances, Raymond Bachand, se porte à la défense du processus de rémunération en vigueur à la Caisse de dépôt.
Questionné à ce sujet lors d’une entrevue à TVA, le ministre qui met la table depuis plusieurs mois à une période d’austérité économique pour les Québécois croit que les salaires des dirigeants de l’institution se justifient en raison de la grandeur de leurs responsabilités.
«Ce sont des gens qui gagnent plus que moi, plus que les gens en général. Ils gagnent 1 million $ par année. (…) Mais ils gèrent 120 milliards. Il y a un président de conseil d’administration qui a autorisé cela», a-t-il estimé.
Mais du même souffle, le ministre affirme que les représentants de la Caisse de dépôt devront toutefois donner le détail du processus de rémunération des cadres de la CDP dans les prochains mois.
«Les gens de la Caisse vont venir s’expliquer sur leurs politiques de rémunération en Commission parlementaire», a-t-il indiqué tout en rappelant la décision du nouveau PDG Michael Sabia qui a décidé de renoncer à sa prime lors de son départ.
Argent apprenait hier que le furtif dirigeant du bas de laine des Québécois va toucher 1 million $ comme prime de départ. Richard Guay va quitter la Caisse le 27 novembre prochain après avoir passé 14 ans à l’institution.
Le calcul de son indemnité de départ se base sur son salaire annuel et les bonis amassés durant sa carrière à la Caisse.
Le PQ dénonce «vivement» la prime
Du côté de l’opposition, la prime passe beaucoup plus mal. Le critique en matière de développement économique du Parti Québécois Jean-Martin Aussant a dénoncé «vivement» le montant qui sera versé.
«Offrir une prime aussi généreuse à l’un des artisans des pertes historiques de 40 milliards $ de la Caisse en 2008, et dont les Québécois vivront pendant encore plusieurs années les conséquences par des hausses de tarifs, est tout simplement impossible à justifier», a-t-il déclaré.
Le PQ espère que le ministre des Finances, Raymond Bachand, réclamera des comptes aux dirigeants de la Caisse, comme le prévoit la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec.
«En pleine crise économique, le contribuable qui subira les hausses de tarifs pour mauvaise gestion, sous l’œil passif du gouvernement libéral, est outré. Il a raison», a conclu le député Aussant.

