Le dimanche 22 novembre 2009

Que fait Ernst & Young des fonds Norbourg ?

6 novembre 2009 | 18h04
 

Alain Laforest et Michel Munger
TVA/Argent

Le liquidateur Ernst & Young, qui a pris le contrôle de ce qui restait des fonds Norbourg il y a quatre ans, est sous la pression d'investisseurs qui se demandent quand ils recevront des chèques.

 

Depuis des mois, Lyne Arcan tente sans succès d'obtenir de la firme comptable pour la transmettre aux investisseurs via son site Internet.

Cette semaine, 9200 chèques pour un total de 6,7 M$ ont été envoyés aux investisseurs floués par Vincent Lacroix. C'est l'impôt sur des revenus fictifs payé par Lacroix à Revenu Québec.

Toutefois, quand Ernst & Young est arrivé dans le portrait, il restait 75 M$ dans les fonds. De ce montant, 70 M$ ont été distribués. Des investisseurs comme Réal Ouimet ont voulu en savoir plus.

«Ils disent que c'est confidentiel que c'est l'Autorité des marchés financiers qui a ça entre les mains pis on ne peut pas avoir rien d'eux autres», raconte-t-il.

Jean St-Gelais, grand patron de l'AMF, ne tient pas le même discours. À son avis, Ernst & Young a bel et bien une responsabilité à assumer. Il est d'avis «que les investisseurs ne doivent pas hésiter à leur demander des comptes, ils sont payés pour ça.»

Depuis deux mois, TVA demande une entrevue à Ernst & Young à ce sujet. Dans un courrier électronique Dans ce message, on refuse l'entrevue.

Qu'en est-il du 5 M$ restant ? Le cabinet ne répond pas. Il indique toutefois qu'il reste des actions de la minière Dianor à liquider et que d'autres montants doivent être réclamés auprès d'individus, sans en préciser la nature.

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