Le jeudi 9 février 2012

Transcontinental: 60 postes abolis, et peut-être un lock-out

1 octobre 2009 | 13h21
Mise à jour: 1 octobre 2009 | 14h20
 

Mathieu Lavallée
Argent

Les abolitions de postes se poursuivent chez Transcontinental (TCL.A) mais cette fois, c’est le secteur des hebdomadaires régionaux du Québec et de l’est de l’Ontario qui est touché.

 

Argent a appris qu’une soixantaine de postes ont été abolis ces derniers jours, essentiellement dans la production graphique et dans les services administratifs. Les journaux hebdomadaires du groupe emploient à l’heure actuelle environ 800 personnes.

Le porte parole de Transcontinental, Sylvain Morissette, a confirmé ces « changements importants dans la production » indiquant que la décision a été prise puisque « des regroupements de services ont été faits ».

M. Morissette a également invoqué le contexte global de la situation financière de l’entreprise, affectée par la crise des médias. « Notre objectif, c’est de maintenir des services adéquats avec la réalité que vie l’industrie des communications », a-t-il précisé.

La direction de Transcontinental a également revu à la baisse le nombre de directions régionales pour le Québec et l’est de l’Ontario, passant de neuf à cinq.

Un possible lock-out?

Les relations de travail seraient aussi en train de se détériorer entre Transcontinental et le Syndicat de l’information Transcontinental-CSN (SIT-CSN), représentant 46 journalistes et secrétaires de rédaction des 32 hebdomadaires de Montréal, Laval, Lanaudière et les Laurentides.

Le syndicat et l’employeur sont présentement en négociation d’une première convention collective. Le SIT-CSN a remplacé, en août 2008, le Syndicat des journalistes des Hebdos Transcontinental-FNC-CSN lorsque les journalistes de Lanaudière et Montréal les ont rejoints, en plus des secrétaires de rédaction.

Selon nos sources, les employés syndiqués auraient reçu hier soir une offre finale accompagnée d’un ultimatum. S’il n’y a pas entente avant minuit vendredi, la direction de Transcontinental envisagerait un lock-out ou un arbitrage.

M. Morissette a confirmé la tenue d’une rencontre hier, mais n’a pas confirmé l’existence d’un ultimatum. « Plusieurs hypothèses ont été élaborées, comme dans toute situation du même genre, a-t-il déclaré. Les discussions se poursuivent. À notre avis, le souhait exprimé par tous, c’est que les discussions se poursuivent. »

Les négociations, qui se poursuivraient aujourd’hui, achopperaient sur la question salariale. La direction proposerait une augmentation de 2 %, alors que le syndicat exigerait une augmentation et un rattrapage de l’ordre de 30 %. Selon les employés, la question de la rémunération est essentielle à la nouvelle orientation qui mise sur les sites Internet des hebdomadaires.

L’offre de Transcontinental déposée hier soir aurait été rejetée à 95 % par les membres du SIT-CSN hier soir.

M. Morissette n’a pas voulu donner plus de précisions sur le déroulement des négociations et sur les offres patronales.

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