Le vendredi 10 février 2012

L'entente entre Air Canada et ses machinistes contestée

27 juillet 2009 | 13h28
 

Michel Munger
Argent

Un vote favorable pour l'acceptation de sacrifices par les machinistes d'Air Canada (AC.B) passe très mal auprès de certains employés, qui contestent la façon d'agir de leur syndicat.

 

En effet, des syndiqués ont déposé une plainte devant le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) afin d'affirmer que l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA) a outrepassé ses pouvoirs.

Ils invoquent l'article 37 du Code canadien du travail qui porte notamment sur le devoir de représentation juste de leur syndicat.

Rappelons que le 19 juin, les machinistes rejetaient par une mince majorité une entente de principe du syndicat avec Air Canada sur le moratoire du financement des régimes de retraite. Le 14 juillet, un deuxième vote était tenu, un peu plus de 60% des employés acceptant l'entente.

Dans leur plainte au CCRI, des employés allèguent que les dirigeants du syndicat ont écarté le comité de négociation de discussions tenues avec l'employeur et le médiateur à Toronto après le premier vote. Ainsi, les représentants syndicaux se seraient ingérés dans le processus de négociation, une chasse gardée du comité de négociation.

Aussi, les plaignants estiment que leur syndicat a ignoré le fonctionnement normal de ses activités en tenant un deuxième vote tant sur l'entente de principe que sur un vote de grève, au lieu de laisser au comité de négociation le pouvoir de demander seulement un vote de grève.

Conséquemment, les syndiqués mécontents demandent l'annulation pure et simple du vote du 14 juillet et l'imposition d'une rencontre entre le médiateur, Air Canada et le comité de négociation.

Les relations de travail sont envenimées depuis plusieurs mois avec l'association. En janvier dernier, des syndiqués craignant pour leurs conditions de travail se plaignaient devant le CCRI. Selon eux, le syndicat avait conclu une entente illégale avec l'employeur pour le transfert de techniciens d'entretien vers la société Aveos.

Le CCRI prévoit toujours de répondre à une plainte au plus tard 90 jours après l'avoir prise en délibéré.

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