Huit employés du Journal de Montréal accusés d’outrage au tribunal
Mathieu Lavallée
Argent
Huit employés en lock-out du Journal de Montréal devront comparaître devant la Cour supérieure pour outrage au tribunal, selon ce qu’a annoncé aujourd’hui Quebecor Média (QBR.B), propriétaire du quotidien.
La direction du journal a obtenu ces ordonnances après que quelques dizaines de syndiqués soient entrés dans la salle de rédaction ce mercredi.
Le hic, c’est qu’une injonction de la cour leur interdit d’être sur la propriété du quotidien de la rue Frontenac depuis le 26 juin.
À l’origine, le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM) avait organisé une manifestation dans un parc en face de l’immeuble du quotidien de la rue Frontenac pour souligner les six mois du conflit de travail.
Dans un communiqué émis plus tôt dans la journée, Quebecor a déploré « les gestes illégaux et répréhensibles » qui ont été posés ce mercredi. « Dans une société démocratique dont un des fondements et le respect des lois, la direction du journal n’a d’autre choix que d’entreprendre les recours appropriés », peut-on lire dans le communiqué.
« Alors que les ténors syndicaux persistent à accuser Quebecor d'enfreindre les lois, il est tentant de questionner la teneur du respect qu'a la partie syndicale envers nos institutions », ajoute Quebecor dans son communiqué.
Pour l’instant, le syndicat n’a pas voulu commenter la nouvelle. Selon Louis-Serge Houle, porte-parole de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à laquelle le STIJM est affilié, le syndicat étudie la situation avec ses procureurs. Leur réaction pourrait être connue en début de semaine prochaine.
Selon Quebecor, d’autres ordonnances pourraient être émises.


