Electronic Arts publie des perspectives décevantes
Mise à jour: 9 février 2010 | 18h43
Le géant du jeu vidéo Electronic Arts (ERTS), qui exploite un important studio à Montréal, a publié hier en fin de journée des perspectives qui font plonger son titre sur le marché hors-bourse.
La compagnie, qui a produit la populaire sérire «Madden» et Mass Effect 2», a fait savoir qu'elle avait réduit sa perte au dernier trimestre en dépit d'un déclin des ventes de jeux. Elle a attribué le recul des ventes au moins grand nombre de titres lancés au cours de la période des fêtes comparativement à 2008.
Des ventes plus faibles en Europe, qui compte pour environ le tiers de ses revenus, ont aussi contribué à la diminution.
La société a rapporté une perte de 82M$ US ou 0,20$ par action, comparativement à une perte de 641M$ ou 2$ par action l'année précédente.
Les revenus ont reculé de 25% pour s'établir à 1,24G$.
Les résultats pour la période d'octobre à décembre n'ont pas constitué une surprise, étant donné l'avertissement livré en janvier par la compagnie en janvier.
Mais la compagnie a publié des prévisions qui ont déçu les attentes de Wall Street pour le trimestre actuel, même si elle a lancé de gros titres au cours de la période.
Pour son quatrième trimestre prenant fin le 31 mars, Electronic Arts prévoit un profit de deux à six cents par action sur une bas ajustée, alors que les revenus devraient atteintdre de 800 à 850M$.
Les analystes tablaient plutôt sur des profits de 13 cents par action sur des ventes de 851M$. Sur le marché hors-bourse mardi matin, à 7h56, le titre cédait 7% ou 1,23$ à 16,26$.
Electronic Arts emploie près de 300 personnes à ses studios de Montréal, selon le site Internet de la compagnie.
La situation n'inquiète pas pour Montréal
Cependant, même si l'industrie du jeu vidéo vit un ralentissement net depuis la crise économique, les observateurs ne s'inquiètent pas outre mesure pour les entreprises montréalaises de ce secteur.
C'est notamment le cas de Pierre Proulx, directeur général de l'Alliance numérique qui regroupe les entreprises des nouveaux médias et des contenus numériques interactifs.
« Les produits conçus ici ne sont pas les mêmes que ceux venant d'un peu partout sur la planète, et le climant économique n'est pas le même ici, explique-t-il. Nous n'avons pas connus de coupures majeures de postes dernièrement, nous avons même vu des entreprises ouvrir leurs portes. »
Par contre, il remarque que les plus petites boîtes, qui sont souvent des sous-traitants pour les gros joueurs de l'industrie, commencent à subir les contrecoups de la récession.



