Google fait une acquisition pour sa librairie virtuelle
Michel Munger
Argent
Le controversé projet de numérisation de livres de Google (GOOG) fera sûrement encore quelques vagues car le géant de Mountain View vient d'acquérir une entreprise qui l'aidera à arriver à ses fins.
Google vient d'annoncer qu'elle a mis la main sur reCaptcha, un rejeton de l'université Carnegie Mellon, pour un montant non dévoilé.
La technologie de reCaptcha a surtout servi jusqu'ici à présenter aux internautes un graphique aux lettres et chiffres légèrement déformés. Ceux-ci, que les internautes doivent taper dans un champ de texte, servent à valider la présence d'un être humain lors de l'ouverture d'un compte ou la réalisation d'une transaction. Environ 100 000 sites s'en servent pour prévenir la fraude et le courrier non sollicité.
En plus de vouloir sécuriser ses propres services, Google estime que la technologie peut être exploitée pour des projets tels que la numérisation de livres et de journaux. L'idée, c'est que la technologie de reCaptcha crée une version texte des images numérisées, notamment pour permettre des recherches.
La librairie Google Book Search est controversée. L'entreprise numérise des livres pour qu'ils soient trouvés par l'entremise d'un outil de recherche. Les livres protégés par le droit d'auteur sont à accès restreint, avec l'affichage d'extraits. Google permet aussi le téléchargement en PDF de ceux qui ne sont plus couverts par le droit d'auteur.
En octobre 2008, Google a mis 125 M$ US sur la table pour régler un conflit de droit d'auteur avec l'Authors Guild et l'Association of American Publishers.
Jusqu'ici, Google a rendu 7 millions de livres accessibles à partir de l'outil de recherche, dont un million téléchargeables car ils font partie du domaine public.

