La chinoise BAIC fait une offre pour acquérir une partie d’Opel
Mathieu Lavallée
Argent
Le fabricant automobile chinois Beijing Automotive (BAIC) a fait une offre indicative et non contraignante pour acheter des parts d’Opel, la filiale allemande de GM(GMGMQ) .
Cette offre vient faire compétition à celle du fournisseur canadien de pièces automobiles Magna(MG.A).
BAIC devrait formuler une offre contraignante d’ici la mi-juillet.
La nouvelle sort tout juste avant la date limite pour la soumission devant les tribunaux américains des documents pour la restructuration de GM par les avocats du constructeur.
À l’heure actuelle, Magna est le principal candidat à l’acquisition d’Opel. Selon certaines sources, Le conseil d’administration de la société canadienne voudrait approuver son plan d’affaires pour Opel le 7 juillet prochain.
Selon le ministre allemand de l’économie, Jochen Homann, quiconque mettra la main sur le constructeur allemand devra subir une enquête antitrust rigoureuse.
Cependant, M. Homann n’a pas voulu préciser quelles questions risquent d’intéresser d’avantage les autorités européennes en matière de concurrence, puisque le gouvernement allemand attend toujours un plan d’affaires pour l’acquisition d’Opel.
Le ministre allemand a profité d’une rencontre de l’industrie automobile à Handelsblatt, en Allemagne, pour exprimer son scepticisme quant au concept que Magna veut mettre de l’avant avec Opel. Notamment, il a déclaré que les intérêts impliqués présentant l’offre de Magna comme la meilleure laisse le gouvernement allemand à découvert.
« Nous verrons si le concept de Magna sera intéressant. Il est basé sur des théories sur lesquelles nous pouvons discuter vivement. Il y a plusieurs questions légitimes », a-t-il expliqué.
M. Homann a des doutes sur la volonté d’Opel de se baser sur le marché automobile russe en dents de scie. Il questionne aussi l’intention de Magna de solliciter d’autres constructeurs pour utiliser la capacité de production inutilisée d’Opel.


