Le jeudi 9 février 2012

Les entrepreneurs sentent la reprise

4 août 2010 | 06h47
Mise à jour: 4 août 2010 | 07h30
 

Michel Munger
Argent

Ils ont le pied sur le terrain et disent que la reprise économique est amorcée. Les entrepreneurs canadiens affirment que les signes d'une embellie sont perceptibles.

 Photo: Reuters

C'est ce que révèle un sondage effectué par la Banque de Montréal mercredi matin.

Les résultats indiquent que 59% des entrepreneurs sondés ressent les effets d'une reprise. Toutefois, le reste a encore l'impression que rien n'a évolué.

Environ 80% des entreprises investissent ou dépensent de façon active. Les régions les plus favorables à cela sont l'Atlantique, l'Ontario.

Le signe le plus souvent cité par les entrepreneurs québécois pour investir est le sentiment qu'une reprise s'amorce aux États-Unis. Il s'agit de 22% des cas.

Sal Guatieri, économiste principal de BMO Marchés des capitaux, signale que l'on prend la bonne direction.

«Les dépenses des entreprises canadiennes pour faire l'acquisition de nouveaux équipements et machineries ont augmenté régulièrement depuis l'automne, reprenant une partie du terrain perdu précédemment», affirme l'économiste.

«En termes de productivité, poursuit-il, nous observons enfin certains signes d'amélioration, les entreprises ayant pu profiter de prix inférieurs sur l'équipement importé, du fait de la vigueur du dollar canadien. Cela a pour effet de doper la compétitivité.»

Le sondage a été effectué par la firme Harris/Decima du 3 au 19 mai après de 427 entreprises de 50 à 499 employés. La marge d'erreur est de 4,7%.

Une contradiction

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) prend le chemin inverse en publiant son indice d'optimisme des PME pour juillet.

La FCEI indique que ce «baromètre des affaires» a reculé pour une troisième fois en quatre mois. En juillet, il a perdu 0,7 point à 65,7.

Selon cet indice de 0 à 100, 50 est le point d'équilibre. Tout chiffre supérieur veut dire que l'on s'attend à de meilleurs résultats au cours de la prochaine année. Sous 50, l'indice fait croire que l'on prévoit une détérioration.

Martine Hébert, vice-présidente pour le Québec à la FCEI, pense que les PME s'attendent à des taux d'intérêt plus élevés et à une expansion économique moins rapide.

«Les données de juillet, dit-elle, indiquent que l'optimisme a fléchi dans huit des treize groupes d'activité économique et dans sept des dix provinces, laissant supposer que l'économie amorce une phase de croissance plus lente.»

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