Le dimanche 12 février 2012

Deux nouveaux laboratoires de sécurité de Toyota au Canada

9 juillet 2010 | 14h40
 

Gérard Samet
Argent

Le constructeur japonais Toyota, qui a connu de nombreux déboires en Amérique du Nord, décide de prendre le taureau par les cornes pour y mettre fin.

 

Il va ouvrir 7 laboratoires au Canada et aux États-Unis pour enquêter sur les problèmes de qualité de ce marché et mieux adapter ses véhicules aux conditions environnementales régionales. Au Canada, les implantations seront à Toronto et à Calgary.

Mieux contrôler la qualité

Ces nouveaux centres techniques vont d’abord améliorer la connaissance du constructeur sur les besoins propres au marché nord-américain. « Il s’agit de comprendre ce qu’éprouvent nos clients et de réagir rapidement à leurs besoins en améliorant nos capacités à recueillir des données », affirme Dino Triantafyllos, vice-président, Division Qualité de Toyota Motor Engineering and Manufacturing (TEMA).

Les nouveaux laboratoires seront dotés d’un personnel constitué de spécialistes techniques et d’ingénierie dont l’expérience repose sur toutes les opérations de Toyota à l’échelle mondiale. Ils devraient améliorer la capacité du constructeur à recueillir les données locales. Ces nouvelles structures devraient éviter à Toyota de connaitre à nouveau des problèmes de qualité sur le terrain, en contrôlant mieux les sous-traitants de ses usines de fabrication de véhicules d’Amérique du Nord.

Selon Toyota, ces laboratoires de recherche et d’analyse de la qualité procéderont à un examen exhaustif des processus de qualité dans tous les aspects des opérations y compris dans la conception, la fabrication et le soutien après-vente.

D’abords les besoins du marché nord-américain

Les 7 bureaux nord-américains apporteront un soutien technique aux concessionnaires et au personnel régional. Ils assureront un soutien logistique aux équipes d’intervention rapide de Toyota (Swift Market Analysis Response Teams ou SMART), qui jouent un rôle clé dans les enquêtes concernant les cas d’accélération involontaire.

Les différentes implantations géographiques de ces centres d’Amérique du Nord auront des vocations différentes.

Les laboratoires de Toronto, de Calgary et de New York se concentreront sur les changements extrêmes de température et les climats froids. Une autre de leurs spécialités sera d’étudier les problèmes de corrosion sur les routes où l’on utilise beaucoup de sel. San Francisco se spécialisera sur les véhicules hybrides et leur durabilité en exploitant la forte concentration de ce type de véhicules sur le marché californien.

La Floride s’intéressera aux questions de ventilation, de climatisation, de qualité de conduite et de chauffage. Au Texas, on s’intéressera aux camions et aux composants des châssis. Au Colorado, le rendement à haute altitude et les modèles VUS seront plus particulièrement observés.

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