350 M$ pour la création de contenus multimédias canadiens
Mise à jour: 26 mars 2010 | 16h37
Argent
Le Fonds des médias du Canada va amorcer ses activités d'ici quelques jours avec une cagnotte de 350 M$. Le Fonds créé il y a un an est issu de l'union du Fonds canadien de télévision et du Fonds des nouveaux médias.
La majorité des 350 M$ sera consacrée au financement de productions de télévision traditionnelles dont 114 M$ pour les productions francophones.
Une petite somme de 27 M$ sera, par ailleurs, destinée à un volet expérimental pour la production de contenus médias numériques interactifs et d'applications logicielles.
La création du nouveau Fonds avait soulevé la controverse l'année dernière car les projets qui seront désormais sélectionnés devront être susceptibles de connaître un succès important auprès des Canadiens.
Certains créateurs sont craignent que l'argent du Fonds soit seulement employé pour financer des émissions à succès en négligeant les créations plus osées.
Toutefois, ceux qui en font le lancement estiment que l’initiative portera fruit.
«Le Fonds renforcera les industries canadiennes de la production et de la diffusion, qui sont appelées à s'ajuster à l'évolution des modes de consommation de contenus du public canadien», déclare Louis Roquet, président du conseil d’administration du Fonds.
Le ministre fédéral du patrimoine, James Moore, croit que l’industrie progresse. «Nous avons fait un grand pas pour appuyer une industrie vraiment moderne et multiplateforme ainsi qu'une stratégie liée au contenu numérique pour le Canada. Le Fonds permettra à notre industrie de faire ce qu'elle fait le mieux : créer, divertir et rassembler les Canadiens.»
Stéphane Cardin, vice-président, Industrie et Affaires publiques du Fonds, donne des précisions sur les projets de médias numériques, notamment sur le Web.
«Ce sera un investissement dans une participation dans les projets et les mesures de récupération seront examinées avec l’industrie, dit M. Cardin. Si une série est innovatrice et comporte une part significative d’interactivité, elle pourra être financée à titre de projet expérimental.»
Comme toujours, plus le contenu et le fonctionnement d’un projet seront canadiens, plus ils auront accès au financement.
«Un minimum de 75% des dépenses doivent être faites sur des éléments canadiens, explique M. Cardin. Je dirais que les projets basés sur des éléments canadiens auront un poids supérieur dans le processus de sélection.»



