La Banque Royale rate la cible de peu
Michel Munger
Argent
La Banque Royale du Canada (RY) rate la cible de peu avec ses résultats du quatrième trimestre, empochant un profit en légère hausse à 1,24 G$ ou 82 cents par action.
Ces profits ont été amputés de 11 cents par action par des pertes sur des «titres disponibles à la vente», soit du papier commercial adossé à des actifs. Aussi, 7 cents par action ont été retranchés par la provision pour pertes sur prêts. Enfin, la restructuration de fonds commun a coûté 3 cents par action.
En excluant les éléments inhabituels, la plus grosse banque canadienne enregistre un gain net de 1,03 $ l'action alors que les analystes consultés par l'agence Bloomberg tablaient sur 1,05 $ l'action.
Les revenus ont avancé de 5% à 2,57 G$ grâce à la croissance des volumes pour les prêts personnels, au financement de la propriété et aux dépôts. Toutefois, l'actif total a reculé de 0,8% à 655 G$.
La Royale rapporte que les profits des services bancaires canadiens ont progressé de 6% grâce à une solide croissance des revenus.
En gestion de patrimoine, l'institution financière voit la rentabilité bondir de 39% parce qu'au même trimestre l'an dernier, des éléments inhabituels avaient percé un trou dans les résultats. Cette année, le volume de transactions s'est toutefois amélioré pour contribuer à ces résultats.
Le secteur des assurances a haussé ses profits de presque la moitié parce que la croissance est au rendez-vous et qu'à pareille date en 2008, des pertes sur placements avaient affecté le rendement.
Les services bancaires internationaux ont généré une perte en baisse de 39% tandis que Marché des capitaux rapporte un profit en baisse de 4% parce qu'un gain lié au retour d'une provision liée au litige d'Enron.
Le ratio de capital de première catégorie, un indicateur de la solidité d'une banque, a diminué de 1,4 point à 14,7%.
«Une année marquée par de nombreux défis vient de s'achever, et RBC se démarque en tant qu'institution financière mondiale de premier plan, solide et stable», commente Gordon Nixon, PDG de la Banque Royale.
«Les résultats que nous avons enregistrés au cours de 2009 reflètent la valeur de notre modèle de gestion diversifié, notre constante discipline en matière de coûts et notre approche consistant à faire passer le client avant tout», ajoute-t-il.
Par ailleurs, la banque déclare un dividende de 50 cents par action. Il sera versé le 24 février aux actionnaires inscrits aux registres le 26 janvier.
L'action de la Banque Royale a clôturé à 57,48 $ jeudi à la Bourse de Toronto.


