Le retour de «la madame est contente»
Jean François Codère
Le Journal de Montréal
Douze ans après être entrée dans la culture québécoise par accident, la phrase «La madame est contente» est de retour à la télévision, cette fois bien volontairement.
Wal-Mart (WMT) vient de lancer au Québec deux nouveaux messages télévisés pour la période des fêtes utilisant cette célèbre phrase en guise de signature.
Le classique est né dans l'un des tout premiers messages publicitaires de Wal-Mart au Québec. On y voyait une caissière raconter l'histoire d'une cliente qui avait eu droit à un bon service à la clientèle. «La madame était ben contente», concluait la caissière, sur un ton jovial.
La phrase n'a jamais tout à fait quitté la culture québécoise depuis. Elle avait notamment fait l'objet d'un sketch du Bye-Bye de cette année-là et de savoureuses parodies de Rock et Belles Oreilles, mais jamais Wal-Mart ne l'avait elle-même reprise à son compte.
«Ce n'est que depuis cette année que nous produisons des messages scénarisés, plus traditionnels, rappelle Robert Deslauriers, associé chez Allard Johnson Communications, l'agence de publicité de Wal-Mart. Auparavant, c'étaient toujours des témoignages de clients ou d'associés.»
Moment opportun
On a jugé qu'il était opportun, en cette période des fêtes, de la ressortir. «Encore cet été, j'entendais des journalistes la prononcer en interviewant Andrew Ranger», se souvient M. Deslauriers.
Pilote automobile, Andrew Ranger a été commandité par Wal-Mart.
Dans les deux messages, la célèbre phrase est prononcée par quelqu'un qui vient d'offrir un cadeau acheté chez Wal-Mart à un être cher. Dans le premier cas, la «madame» est une femme d'un certain âge qui vient d'apprendre qu'elle sera grand-mère. Dans le second, la «madame» est en réalité une fillette qui dort à poings fermés en serrant un jouet dans ses bras.
Le slogan est-il là pour rester ? La décision n'a pas encore été prise. «On effectue régulièrement des recherches auprès du public, indique M. Deslauriers. On verra comment les consommateurs vont réagir. Il se pourrait très bien que ça reste.»


