Les 25 personnes les plus influentes au Québec (partie 1)
1. Paul Desmarais et ses héritiers, Power Corporation
Même s’il a 81 ans, Paul Desmarais est toujours la personne la plus influente du monde des affaires au Québec.
Qui pourrait s’en étonner? En plus d’être un financier de génie, l’actionnaire principal de Power Corporation détient une fortune personnelle colossale (4 milliards de dollars), selon Forbes. M. Desmarais et ses héritiers savent s’entourer des meilleurs esprits de la finance. Par exemple, l’ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, entrera au service du conglomérat en 2009.
Il est aussi de notoriété publique que M. Desmarais possède un fabuleux réseau de contacts politiques. À preuve, l’amitié personnelle qu’il entretient avec le président de la France, Nicolas Sarkozy, qui se considère comme son fils.
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En plus de sa puissance économique, le clan Desmarais exerce son influence via son groupe de presse et d’édition Gesca, qui compte sept quotidiens au Québec, dont La Presse et Le Soleil.
Power possède des bureaux en Asie, en Europe et en Amérique. La vision du holding est fondée sur la prudence et l’efficacité à moyen et à long terme. Cette recette a fait la fortune des Desmarais sans doute pour plusieurs générations.
2. Guy Laliberté, fondateur et chef de la direction du Cirque du Soleil
Homme d’affaires, entrepreneur, artiste, saltimbanque, joueur de poker: Guy Laliberté pourrait figurer dans plusieurs palmarès d’excellence.
À 49 ans, il vient de vendre 20% de sa participation dans le Cirque du Soleil à deux groupes de Dubaï: une affaire qui lui aurait rapporté, estime-t-on, la somme de 400 M$.
Le Cirque du Soleil possède des installations et produit des spectacles partout sur la planète. Laliberté fréquente les personnes les plus connues sur terre, mais c’est à Montréal que se trouve le siège social de son Cirque.
Qui aurait pu prédire qu’à partir d’une vision nouvelle des arts du cirque, un amuseur de rue aurait mis sur pied une multinationale de cette ampleur? Guy Laliberté, lui, y a cru.
3. Stephen Jarislowsky, président du conseil, directeur et fondateur de Jarislowsky Fraser
Le financier de 83 ans n’hésite jamais à donner son opinion sur les tribulations des marchés boursiers. Au plus fort de la crise financière, il a même déclaré qu’on vivait l’échec du capitalisme.
Grand défenseur de la bonne gouvernance des entreprises, M. Jarislowsky est extrêmement respecté par ses pairs et par le grand public. Il faut dire qu’il a du recul. Il a fui l’Allemagne nazie et a servi dans une unité de renseignements de l’armée américaine dans le Pacifique durant la Deuxième Guerre mondiale, avant de s’installer à Montréal pour y faire fortune.
4. Pierre Beaudoin, président et chef de la direction de Bombardier
Pierre Beaudoin, 45 ans, a remplacé son père, Laurent, à la direction de Bombardier le 4 juin 2008, après 23 ans à divers postes de responsabilité dans la société. La clé de voûte de son succès résidera dans le développement des avions de la CSeries. Ce grand projet, qui a été annoncé l’été dernier, devrait créer plus de 3 500 emplois directs au Québec.
5. Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins
Monique Leroux est devenue en mars la grande patronne de Desjardins, à l’issue d’un scrutin de six tours contre sept autres candidats. Ce faisant, elle s’est hissée au rang de femme la plus puissante du système financier canadien.
Âgée de 53 ans, elle a la réputation de posséder une grande capacité de travail. Elle entend, entre autres, renforcer le rôle des caisses dans le mouvement, estimant qu’elles en sont le moteur économique. Mme Leroux envisage également de décentraliser la gestion de Desjardins.
6. Claude Lamoureux, ex-président et chef de la direction de Teachers
Juste avant de prendre sa retraite, l’homme de 65 ans a orchestré la plus grosse acquisition de l’histoire canadienne, soit l’achat de BCE pour une somme de 34,8 G$.
Avant de diriger le Fonds de retraite des enseignants de l’Ontario, M. Lamoureux a oeuvré 25 ans chez Metropolitan Life, devenant ultimement président de sa filiale canadienne.
Même s’il est à la retraite, M. Lamoureux siège à plusieurs conseils d’administration. On lui prête l’intention de siéger à celui de Bell quand la transaction sera conclue.
7. Alain Lemaire, président et chef de la direction de Cascades
Alain Lemaire a fait la preuve que responsabilité environnementale et succès financier peuvent se conjuguer. Sous la direction de l’homme de 61 ans, Cascades a entrepris un virage vert, et ce, dans un contexte de crise dans l’industrie forestière. En phase avec son époque, la société est désormais un chef de file des produits manufacturés à partir de matière recyclée et des contenants biodégradables et compostables.
8. Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor
Pierre Karl Péladeau a vécu une année mouvementée. Sa filiale Quebecor Media, qui regroupe les intérêts de l’entreprise dans les médias, l’édition, la câblodistribution et les communications, a connu une excellente année, notamment en raison de la bonne performance de Vidéotron. En revanche, la faillite de l’imprimeur Quebecor World est venue assombrir ce bilan.
Cela n’a pas empêché l’homme de 47 ans de se tourner résolument vers l’avenir pour consolider son leadership dans les communications. À preuve, Quebecor a mis la main, l’été dernier, sur 17 licences d’exploitation en vue de l’offre de services sans fil évolués (SSFE) de troisième génération au coût de 555 M$.
9. Jacques Lamarre, président et chef de la direction du Groupe SNC-Lavalin
SNC-Lavalin est le symbole incontesté de l’entrepreneuriat québécois en ingénierie. Depuis que Jacques Lamarre, 65 ans, en est le dirigeant, la société accumule les contrats dans la course aux infrastructures des pays émergents. SNC-Lavalin est active dans une centaine de pays. Elle est en outre en excellente santé financière.
10. Serge Godin, fondateur et président exécutif du conseil de CGI
Serge Godin a fondé CGI en 1976. Depuis, sa société est devenue la plus importante entreprise indépendante de services en technologies de l’information au Canada. Homme d’affaires mais aussi philanthrope, M. Godin a récemment empoché la somme de 97 M$ en échange d’actions qu’il détenait, afin notamment d’utiliser cet argent pour financer les projets de jeunes entrepreneurs. L’homme de 59 ans est très impliqué dans le développement économique de Montréal.
11. Robert Brown, président et chef de la direction de CAE
Leadership: ce mot décrit à merveille Robert Brown, qui a été nommé aux commandes de CAE à la fin de 2004. Il en fallait pour convaincre les cadres de l’entreprise et les employés syndiqués de recentrer les activités du fabricant de simulateurs de vol militaires et civils. Doté d’une force tranquille, l’homme de 62 ans est aujourd’hui louangé unanimement par ceux qui le côtoient, patrons comme syndiqués.
Avant de se joindre à CAE, il a été responsable de Bombardier Aéronautique, de 2003 à 2004, et PDG de Bombardier, de 1999 à 2002.


