Qui achète?
Yvon Laprade
Le Journal de Montréal
Les acheteurs de permis de taxi ne sont pas tous d'origine haïtienne, contrairement à la croyance populaire.
Au contraire, depuis trois ans, environ 70% des acheteurs de permis sont originaires des pays d'Afrique du Nord et d'Europe de l'Est, selon le directeur général du CPCDIT.
«On observe une nouvelle tendance dans l'industrie», souligne Daniel Bouchard.
Il constate que le taxi est souvent «un moyen rapide et efficace», pour un immigrant, de se trouver un boulot dans son nouveau pays d'adoption.
«Ce sont des gens qui n'arrivent pas à travailler ici malgré les compétences acquises dans leur pays d'origine», souligne le directeur général.
À vrai dire, le visage multiethnique de Montréal prend toute sa dimension dans l'industrie du taxi, où on retrouve plus de 75% de chauffeurs qui ne sont pas de souche québécoise.
«Ceux qui croient que c'est un très fort pourcentage feraient mieux de voir comment ça fonctionne ailleurs dans le monde. Dans une ville comme New York, c'est presque la totalité des chauffeurs qui sont des immigrants», fait observer le directeur général.


