Souche québécoise: 15% de l'effectif
Yvon Laprade
Le Journal de Montréal
Daniel Bossé a entendu «beaucoup d'histoires» à propos des chauffeurs de taxi d'origine haïtienne à qui certains ont reproché de prendre trop de place dans cette industrie.
«Au début, il est vrai qu'on a eu de la difficulté à nous intégrer dans le taxi. Mais plus les années ont passé, plus on a pris la place qui nous revenait. Aujourd'hui, on nous respecte», dit-il.
Il observe que les chauffeurs d'origine arabe se font plus nombreux depuis cinq ans.
Les chauffeurs de souche québécoise ne comptent plus que pour 15 % des effectifs.
«Cette industrie-là n'est pas de tout repos. Nous devons nous soumettre à des contrôles rigoureux pour la propreté et l'entretien de nos véhicules. C'est bien pour l'industrie et pour nos clients», constate Daniel Bossé.
Il se considère comme «un fils adoptif du Québec». «Tout ce que j'ai acquis, c'est le Québec qui me l'a donné. Mais j'ai accepté de faire des efforts», dit-il.

