Légal au Québec?
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Marie-Eve Fournier
Le Journal de Montréal
Les couturières du Québec pourraient-elles être observées par leur patron au moyen de caméras ?
En se fiant sur la jurisprudence, la Commission des droits de la personne répond non à la question.
«Mais c’est compliqué parce qu’il n’y a pas de loi sur la surveillance vidéo», note le porte-parole de la Commission, Robert Sylvestre.
Il y a quand même des droits à respecter, ajoute-t-il. Pour qu’un employeur puisse installer des caméras sur un lieu de travail, «il faut qu’il y ait un risque réel de délit, de danger ou d’atteinte à la sécurité des gens», résume Diep Truong, agente d’information à la Commission.
Par exemple, si elle se fait voler, une entreprise pourrait installer des caméras pour identifier le voleur. Mais cette méthode doit être le dernier recours.
«L’employeur devrait d’abord avoir épuisé tous les autres moyens moins intrusifs», prévient Mme Truong.
De plus, dans ce scénario, l’utilisation de caméras devrait cesser une fois le coupable trouvé.
Dans les magasins, l’usage des caméras est permis pour contrôler les vols.
Dans les aéroports, c’est pour des raisons de sécurité.

