Les grandes chaînes ne peuvent plus se passer des «vieux»
Marie-Eve Fournier
Le Journal de Montréal
Les centres de rénovation Home Depot (HD), qui comptent environ 20% d'employés de 55 ans et plus, ne pourraient plus se passer d'eux. «Les plus vieux deviennent en quelque sorte des mentors pour les jeunes», relate Roger Plamondon, ex-directeur Régional de Home Depot pour le Québec.
En outre, les gens d'un certain âge «stabilisent l'environnement», affirme l'ex-dirigeant. «Leur horaire est à l'opposé de celui des étudiants. D'autre part, les jeunes sont plein d'énergie tandis que les plus vieux ont davantage d'expérience», précise-t-il.
Ces employés aux cheveux gris rapporte, car les clients les aiment bien. «L'employé plus mature va normalement, sans même avoir parlé, inspirer davantage confiance qu'un jeune», dit M. Plamondon. Et dans le domaine de la rénovation, inconnu de plusieurs, il est claire que l'expérience des commis est un grand atout.
«Pour réussir, les détaillants doivent représenter les clients qu'ils servent. Et avec le vieillissement de la population...», ajoute-t-il.
Du salon à la cour à bois
Les travailleurs de la cinquantaine se divisent en trois catégories, observe-t-on chez Home Depot. Il y a ceux qui travaillent pour des raisons purement financières, ceux qui s'ennuient et ceux qui poursuivent tout simplement leur carrière dans le commerce de détail.
Les retraités qui trouvent le temps long à la maison «se retrouvent, en magasin, à faire ce qu'ils aiment dans la vie, raconte M. Plamondon. Ils travaillent dans la section jardinage, ou dans le bois».
Certains aiment tellement leur nouvelle carrière qu'ils deviennent gérant ou directeur adjoint de magasin. «Ils ont un regain d'énergie !», lance celui qui a travaillé quatre ans chez Home Depot.
Des sourires chez Wal-Mart
Chez Wal-Mart (WMT), presque tous les employés responsables de l'accueil sont des gens du troisième âge.
«Ce n'est pas un travail physique. Les personnes sont là pour faire des sourires et dire bonjour. On les embauche pour leur qualités relationnelles», raconte le porte-parole de Wal-Mart au Québec, Yanik Deschênes. Ce dernier ne détenait pas, hier, de statistiques sur la proportion d'employés de plus de 50 ans dans les magasins.


