Un vent de panique souffle sur l'Asie
Mise à jour: 10 octobre 2008 | 07h58
ARGENT
Les Bourses asiatiques étaient prises dans l’ouragan financier vendredi, malgré les efforts déployés dans le monde pour juguler une crise qui prend des proportions gigantesques.
La baisse concertée des taux intervenue mercredi n'impressionne pas les professionnels des marchés, qui n'attendent pas grand chose non plus de la réunion du Groupe des Sept (G7) qui aura lieu en fin de semaine à Washington, en marge de l'assemblée automnale du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, souligne l’agence Reuters.
Au Japon, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 9,62%, cédant 24,3% sur l'ensemble de la semaine. L’indice a abandonné 881 points pour clore à 8276 points, alors que l’indice Topix, plus large, a abandonné 7,1% ou 6425 points à 840 points. La perte du jour du Nikkei est la plus forte depuis le krach d'octobre 1987.
La perte hebdomadaire représente plus du double de la perte hebdomadaire juste après le krach de 1987.
La nouvelle de la faillite de l'assureur-vie non coté Yamato Life Insurance, qui devient le premier établissement financier nippon victime de la crise, a choqué les investisseurs, qui croyaient que le secteur financier japonais était relativement stable comparativement aux États-Unis.
La Bourse de Séoul parvient elle à réduire ses pertes, l'indice composite finissant «seulement» en recul de 4,13% ou 53 points à 1241 points, après avoir cédé 9% en séance, grâce à l'initiative des patrons de sociétés de courtage qui est de proposer la création d'un fonds de stabilisation des marchés, annonce qui a eu également pour effet de stabiliser le won.
L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a aussi fortement chuté, plongeant de 7,1% ou 1146 points à 14 797 points. Depuis le début de l'année, la capitalisation de l'indice s'est quasiment réduite de moitié.
À Shanghai, en Chine continentale, l’indice composite SSE a perdu 3,5% ou 74 points à 2000 points.


