Le samedi 21 novembre 2009

Nous payons le juste prix, dit PACC

8 novembre 2007 | 07h02
Journal de Montréal 
 Photo © Corbis
Marie-Eve Fournier

Le Journal de Montréal

Nous payons le juste prix pour notre nourriture, plaide l’organisme Produits alimentaires et de consommation du Canada (PACC), qui représente les grands manufacturiers.

« Les Canadiens dépensent 9 % de leurs revenus pour leur panier d’épicerie. Aux États-Unis, c’est 10 %, en Allemagne, 17 % et au Mexique, 25 %. Nous nous en sortons très bien », fait valoir Nancy Croitoru, présidente des PACC.

Quand on visite les supermarchés américains, on se rend tout de même compte que les prix y sont plus bas.

Mme Croitoru ne nie pas cette réalité, mais elle ne manque pas d’arguments pour la défendre. Plusieurs facteurs expliquent les prix canadiens plus élevés.

« Les frais d’exploitation des entreprises sont plus élevés au Canada, particulièrement dans le domaine de l’alimentation parce que c’est un domaine très réglementé », affirme-t-elle.

Les vitamines des céréales

Même si les consommateurs ont l’impression que les céréales, par exemple, sont identiques au Canada et aux États-Unis, ce n’est pas le cas. Les exigences par rapport aux vitamines diffèrent d’un pays à l’autre, si bien que les manufacturiers ont deux recettes.

Bref, les compagnies ne peuvent pas faire une seule boîte de céréales pour toute l’Amérique du Nord. Elles doivent plutôt en produire une pour les États-Unis (300 millions d’habitants) et une autre pour le Canada (32 millions d’habitants).

« Les coûts sont plus élevés au Canada parce qu’il y a moins d’économies d’échelle possibles », fait remarquer Mme Croitoru.

Le gouvernement doit agir

Nos emballages particuliers, en raison du bilinguisme et des informations nutritionnelles, empêchent aussi les économies d’échelle. Et c’est sans compter tous les produits à base de lait qui sont plus chers à produire au Canada à cause du système de gestion de l’offre, rappelle la présidente.

Les PACC estiment que le gouvernement doit réviser les lois qui empêchent les grandes multinationales de faire un seul produit pour tout le continent nord-américain.

« Les marges des manufacturiers dans le secteur de l’alimentation baissent depuis quatre ans », constate Mme Croitoru, qui souhaite également une diminution des impôts exigés aux entreprises.

√ Les PACC représentent des manufacturiers dont les ventes dépassent les 86 G$. Ces entreprises emploient 291 000 personnes.

mefournier@journalmtl.com

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