La gestion de l'offre a aussi un impact
Le Journal de Montréal
En règle générale, les produits laitiers et la volaille sont moins chers aux États-Unis, où les Québécois peuvent faire de bonnes affaires.
À l’épicerie Price Choppers, à Plattsburgh, un contenant en plastique de deux litres de lait 2 % coûte 2,05 $. Au IGA, il en coûte plutôt 3,39 $; le yogourt Danone à la crème en paquet de 4 était à 2,09 $ au lieu de 2,99 $ en rabais au IGA. Quant au poulet entier acheté à Plattsburgh, il coûtait 5,97 $.
«Le prix est moins élevé aux États-Unis, car il n’y a pas de système de gestion de l’offre, mais c’est un choix de société», explique Dominic Arsenault, propriétaire du IGA de Coaticook.
Au Québec, c’est l’État qui fixe le prix minimum et maximum, à travers la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ).
«Le prix minimum assure qu’il n’y a pas de guerre de prix à la baisse au détriment des petits marchands, tandis que le prix maximum assure les consommateurs d’avoir un prix raisonnable», indique Marc Nepveu, secrétaire de la RMAAQ.

